Pour la science

6 02 2009

Seville-Cordoue-Grenade
Album : Seville-Cordoue-Grenade

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- Mesdames, messieurs. Un peu d’attention. S’il vous plaît. S’il vous plaît ! Je vous remercie.

C’est un grand honneur pour nous tous aujourd’hui de recevoir un très grand ami, un praticien et chercheur célèbre pour ses travaux sur l’engourdissement encéphalique du sportif de haut niveau. Ayant moi-même étudié assidument les normes de logement d’urgence et les effets du froid sur les sportifs, je constate quelques convergences entre nos travaux.

- Merci, merci professeur. Merci à tous de m’accueillir au jourd’hui et de me permettre de vous exposer mes thèses sur cette étrange maladie, mal connue mais ô combien répandue qu’est l’humidité encéphalique du voyageur.

Le problème avec l’humidité, c’est que par capillarité ça remonte… Parfois, ça remonte tellement haut qu’à la fin, ça touche le cerveau jusqu’à en devenir obsédant. Voilà l’objet de ma thèse. Cliniquement, le phénomène est commun, d’aucun diront même bénin. Ce virus est répandu dans nos contrées et les autorités ont pris toutes les mesures nécessaires. Toits, chauffage, chaussures, les remèdes ne manquent pas… Si l’humidité prend le dessus elle peut provoquer quelques désagréments. Corporellement parlant, ce genre de maladie provoque, au mieux, quelques fraicheurs plantaires, au pire, une méchante grippe obligeant l’individu à passer un jour cloué au lit. Si par chance, le cas se trouve être en villégiature dans une charmante bourgade telle que Séville, on ne peut que lui recommander d’user de cette opportunité pour rallonger son séjour.  Mais je voudrais orienter mon propos sur les symptômes psychiques découlant d’une exposition trop longue de deux individus à cette humidité. Expérimentalement, j’ai donc mené une étude impliquant deux cas. Sur une durée égale à la distance parcourue entre Séville et Cordoue par deux cyclistes bien entrainés vent dans le dos. Soit, 155 km en 5h30. J’ai soumis ces deux sujets à plusieurs tests : culture,  loisirs, logement pour en tirer mes conclusions. Elles sont, je le crois, intéressantes. Pour faciliter l’exposé des résultats, j’ai décidé de vous les livrer par thème.

Loisirs. Sous un ciel bas et menaçant, je lance les deux individus sur une route plane longeant à perte de vue des champs d’orangers et d’oliviers. A leur droite, un rio Guadalquivir en furie charie des eaux boueuses, à leur gauche, quelques collines verdoyantes aux faux airs franco italien laissent deviner quelques belles haciendas cachées derrière de hauts murs. Quittant  Séville encombrée par de gros nuages menaçant, les deux individus se dirigent droit vers  Cordoue, poussés par un fort vent favorable. Pliés  sur leurs vélos comme les palmiers alentours, nos deux cas appuient fort sur la pédale. Motivés par l’humide menace, ils cherchent à atteindre le point C le plus vite possible. Les mesures donnent un résultat de près de 27 kilomètres par heure. Conclusion 1, quand la pluie menace, le compteur trépasse.

Culture. De l’Alcazar de Séville à la vieille ville de Cordoue, j’use de toute la richesse du patrimoine andalou pour mon second test.  Foulant le parterre de cette cathédrale de Cordoue qui fut jadis le plus grand sanctuaire de tout l’islam occidental je plonge nos deux cas dans cette histoire espagnole fortement marquée par les influences arabes. Naviguant entre omeyyades et Reconquista, exposés  aux  rivalités de splendeurs architecturales  opposant Cordoue et Damas, je remarque un étrange dialogue chez nos deux individus témoins :

- Et si je m’achète des bottes et qu’ensuite je passe le collant dessus, tu crois que par capillarité, la flotte peut couler sur la botte et pas dans ma chaussette ? »

- Oui, bof à voir, et qu’est ce que tu penses du chausson néoprène, y a peut être des offres chez Sport 2000… »

Conclusion 2 : l’humidité encéphalique, à partir d’un certain degré, développe la creativite des sujets touchés, qui prend parfois le pas sur leur quotient culturel.

Logement: Je baisse maintenant la température, j’active le simulateur de temps de chien, je branche la soufflerie, je provoque une série de crevaisons sur leurs engins  et je soumets nos deux cobayes à un faux plat montant interminable en direction de Grenade. Quittant Cordoue à 12h30 sous une pluie battante, je remarque que dès 12h40, un des deux individus se plaint d’un vif froid orteillun. 12h52, son collègue le rejoint tout en fustigeant une parka Salomon aussi Waterproof qu’un papier journal…

Alors qu’ils se démènent sur leurs montures, on peut observer une pointe d’irritation chez nos deux sujets. Leur attention ne se porte plus du tout sur le paysage andalou. Collines plantées d’oliviers, châteaux forts sur pitons rocheux, vol de perdrix… l’équipe médicale de suivi a tout essayé, en vain. Les yeux baissés, ils ne relèvent la tête que pour scruter au loin, une case blanche, une cabane, un toit… ils cherchent un endroit au sec, un endroit pour passer la nuit. C’est leur obsession.

Pris de pitié, je leur offre sur un plateau, la crème du logement de vagabond. Une ferme abandonnée entourée d’olivier, là haut sur une colline, comme un vieux chalet, avec en plus une cheminée, un canapé et du bois à brûler… les deux individus observés se jettent dessus comme la misère sur le pauvre monde et n’en repartent que le lendemain matin à 10h.  

Conclusion 3: Quand l’humidité est là, mon ami, ne perd pas espoir, quelque part pas loin, quelqu’un pense à toi…

Observations subsidiaires : je pense déjà à poursuivre ces recherches sur l’humidité encéphale, encouragé par ces premiers résultats. Ma principale hypothèse est que cette maladie du cerveau provoquerait, à long terme, une certaine dégénérescence qui se traduirait par un vieillissement prématuré. J’ai en effet observé empiriquement, et cela fera l’objet d’une étude plus spécifique, qu’au soir de l’expérience, les deux individus semblaient l’un s’assoupir dès 9 heures sur un fauteuil à bascule en regardant un feu de cheminée, tandis que l’autre baillait, lui aussi dans un fauteuil de grand-père, en hésitant à faire chauffer de l’eau pour une tisane. Une voie vers une meilleure compréhension de ce fléau, et peut-être même à terme un traitement ?

Je tiens par ailleurs à préciser qu’une équipe du professeur, avec lequel je travaille main dans la main depuis de longs mois est en ce moment en train de mener une étude sur les effets du froid. Le lendemain, neige et vent pour les cobayes avant leur arrivée à Grenade. Eux qui espéraient profiter des collines, des oliveraies à perte de vue et des fermes blanches sous le soleil ! Bravo professeur pour ce brillant travail dont nous espérons découvrir bientôt les aboutissements.

- Merci professeur pour ce superbe exposé sur l’humidité encéphale. Je vous invite maintenant à  prendre un temps de repos autour d’une collation maison… servie dans la cuisine de l’auberge de jeunesse de Grenade. Nous fêterons comme il se doit les 23 ans de notre cobaye fraichement sorti de son rhum euh… rhume avec moult fromages bizarres et jambons retrouvés.


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8 réponses à “Pour la science”

  1. 6 02 2009
    Cyprien (22:32:56) :

    Joyeux anniversaire Bruno. J’ai remarqué, qu’après le nouvel an ou un anniversaire de plus : on dort mieux. Je te demanderai donc de participer à mes statistiques (ca tombe bien : j’en fais en math!!!!!!!) car pour l’instant, il n’y a pas grand monde qui partage mon avis.

    Bon anniversaire (encore une fois)

    Cyprien

  2. 6 02 2009
    mum (23:01:06) :

    Pobrecito Bruno!
    Tu t’en souviendras de tes 23 ans , entre le rhume-grippe et l’encéphalitas humiditas…pas près de l’oublier ……..
    Bon anniversaire et on attend votre retour pour souffler les bougies.

    PS: JB ,je pense que tu regrettes de m’avoir remis TES guètres -anti-rentre- pluie -dans- les- chaussures dans MA valise à Jérusalem ….

  3. 7 02 2009
    Diloonuts (09:59:00) :

    Joyeux Anniversaire Bruno !

  4. 7 02 2009
    ecureuil (15:50:36) :

    Bruno, rassures nous, cet emballage encéphale sur les photos….
    il ne te les as pas coupés….
    ils n’ont pas brûlé lors de ton endormissement prématuré devant la cheminée…,
    Comment écouler sinon toutes les liquidités capillaires qui suintent de ta tête de sportif …. et comme Samson ? que resterait-il de ta force et de ta mémoire historique ? ici aussi ça mouille sec….

  5. 10 02 2009
    loulou / ex-2pedalent (02:35:07) :

    Quel courage… il fait moins froid sur la côte, on a même pu se doucher (très vite fait) 2 fois sur la plage, allez-y vite !
    Pour nous c’est fini, j’ai retrouvé maman ! Record a battre : 165km, supériorité de la saccoche ?! Finissez vite et bien, ca pèle maintenant ; ou planquez-vous en attendant le réchauffement climatique, bonne route

  6. 19 03 2009
    charlene (12:10:03) :

    bonjoure bruno et jb

  7. 24 03 2009
    Miguel (16:02:02) :

    Bande de gentil ^^ mechant nike meilleur make de l ekipe turk a——————————————————————————————————————————————————————————————————————————————————————————————————————————————————————————————————————————————————————————————————————————————————————————————————————————————————————————————————————————————————————————————————————————————————————————————————————————————————————————————————————————————————————————————————————————————————————————————————————————————————————————————————————————————————————————————————————————————————————————————————————————————————————————————————————————————————————————————————————————————————————————————————————————————————————————————————————————————————————————————————————————————————————————————————————————————————————————————————————————————————————————————————————————————————————————————————————————————————————————————————————————
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  8. 6 09 2010
    charlene (13:34:55) :

    bonjoure cest college jules verne

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