Nationale 7

1 03 2009

Vallée du Rhône
Album : Vallée du Rhône

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 Marseille – Lyon

Lyon, ici Lyon

On y arrive, on boucle la boucle !

Depuis Marseille nous voilà bien silencieux… La France pourtant est magnifique. Petites routes changeantes, petits bistrots, petits villages, des platanes, des forteresses, des églises, des lignes droites pas vraiment droites, des bords de route propres, des ronds points à n’en plus pouvoir… la France ? Pays préféré de la « Route de l’Olivier », c’est certes un peu chauvin mais on n’en est pas loin.

Pour autant, la route n’est pas de tout repos. Les conditions les plus dures de ces 5 mois, c’est ici qu’on les a vécues. Tramontane et mistral se sont passé le mot. Depuis qu’on a mis un pied en France, on mouline contre le vent. Ca fait mal au mental et aux jambes. Quand on longe ces splendides voies de TER, avec compartiment vélo, la tentation est grande… Mais on résiste, on n’est quand même pas venu là pour finir sur deux traverses….

Aprés une longue halte de 5 jours à Marseille, nous voilà repartis. La tournée familiale continue. Merci Odile et Gilles, merci Laure et Martin, vos squatts sont vraiment grand luxe.

Marseille, on ne connaissait pas vraiment et nous voilà séduits. Des calanques superbes pour grimper, un marché aux fruits qui n’a rien à envier aux bazars marocains, de la pâtisserie au miel à la soupe de poisson, il n’y a qu’une rue à franchir. Dans le vieux port on s’aère l’esprit en déambulant entre Saint Victor et la citadelle Vauban puis on rêve devant les vieux class américa avant de monter au cours Julien prendre un café avec les bobos. Du haut de la Bonne Mère balayée par des rafales de Mistral on contemple les collines surplombant l’agglomération. Le coin semble être parfait pour s’entrainer pour le « tour du Mont Blanc ». A deux heures… la montagne et ses pistes de rando, à deux pas « Le vieux campeur », « la Fnac », une boulangerie. Idéal ! Il y a tout ce qu’il faut.

Aprés cinq jours de pause, on quitte Marseille pour l’ultime ligne droite. Derniers jours de pédalage et comme d’habitude, la reprise est laborieuse. Sept heures sur un vélo, c’est long !!

La tête en l’air, on passe Salon de Provence, BA … école de l’air, à droite toute. Clin d’oeil aux aïeux. Les étudiants qui sont là haut en train de faire des rotations ont des heures de cours atypiques. On troquerait bien nos lunettes effet mouche pour des Ray Ban aviator, nos casques en Polyester pour celui de Maverik et nos fidèles montures pour une bonne vieille moto pétaradante. Le mythe est solide… Dans 3 min, nos Top Gun en herbe seront au dessus d’Avignon, dans 5, au dessus d’Orange… Nous, on mouline, on lutte, 12 km/h de moyenne, ça tire dans les jambes. Le mistral a une sacrée personnalité. Quand il est là, c’est comme la méchante « Crise », on fait le dos rond, on s’accroche à son poste et on évite de se faire virer dans le fossé. Mais nous, au moins, on voit le bout. Paraît il qu’après Valence, ça devrait se calmer. Alors de plans de relance en coups de pouce cardiométriques on s’accroche à cette perspective. « Prosperity is behind Valence ! » De temps à autre, on lève un peu la tête et comme dans toute bonne crise, il y a des heureux ; les éoliennes ici tournent, le soleil brille, le Grenelle de l’environnement a une carte à jouer dans le coin.

Deux jours et quatorze heures de labeur plus tard, on atteint Valence. Passé le panneau, le mistral se meurt. C’est assez ahurissant et le soir, dans notre tranquille campement le long de la voie ferré, on fête notre victoire. A la manière des naufrageurs bretons, on tente d’attirer le grand ver de terre métallique à l’aide d’un grand brasier. Curieux échec, les convois passent, nous saluent mais ne s’arrêtent pas. Du fret au TGV en passant par le TER et le Corail, c’est au son du doux chant des bogies et des caténaires que nous nous endormons. Aprés le campement en bord de pistes à l’aéroport du Caire, la nuit sur le bateau de « Roule ta Bille » dans le port de Tanger et les stations services désaffectées en Turquie, on boucle la boucle, il nous manquait le pont de chemin de fer, c’est presque fait !

Toujours accrochés à cette N7 qui nous ménera jusqu’à Paris, on passe la Drôme, puis l’Isère, on longe le Rhône, au loin dans le parc naturel régional du Pilat, il y a de la neige à 1400 m, la saison semble avoir été bonne. Roussillon, Vienne, Vénissieux puis Lyon. Cent petits kilomètres pour cette journée de samedi, une petite promenade au soleil, petite brise dans le dos. On quitte le climat méditerranéen pour de bon ; on passe dans le Dauphiné, les monts du Lyonnais. Que la France est belle !

Ce soir, on continue la route familiale, merci Sophie pour ton accueil.

 


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5 réponses à “Nationale 7”

  1. 1 03 2009
    marraine ... (22:43:00) :

    Yessss je suis la première !!!
    Plus que 52 et vous aurez atteint les 14000 visites !
    Nous avons été super contents de te voir tout à l’heure, JB, et avons noté le 7 à 12h à Notre Dame !
    En avalant les km sur l’A6 après notre déjeuner lyonnais, je pensais à ceux que vous allez avaler sur la N7, les derniers avant le choc du retour … Bon courage ! Bises
    Do

  2. 2 03 2009
    Martín (11:11:28) :

    C’est vrai ca le bout de la piste en la encore quelques petits chasse croise un peu fou sur les nationales, mais ca vient je regarde pour etre la le 7, inch allah, suerte, animos ….

  3. 2 03 2009
    babka (21:16:00) :

    J-5
    Bonsoir,
    Quelques journées encore à rouler, j’espère que vous quittez de temps en temps la RN 7 pour filer sur les routes paisibles de France, profiter des paysages et d’admirer les belles églises romanes situées en haut des collines du Morvan.
    De votre grande aventure, nous garderons en mémoire vos récits, vos émotions, et découvertes.. . Oui tout fini bien, vous avez été fantastiques, jusqu’au bout.
    Bravo, bravo !!!!
    Nous serons à Paris samedi, juste le temps de vous voir arriver et de vous laisser savourer et fêter ce retour en famille.
    Toutes nos amitiés, portez vous bien.

  4. 3 03 2009
    Diloonuts (21:40:22) :

    Allez courage, dernier petit coup de jambe !
    On pensera bien à vous samedi midi…
    Grosses bises.

  5. 5 03 2009
    Didie (17:34:54) :

    Heureuse de vous retrouver et d’avoir partager un petit gouter avec ma classe et la classe de 502

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