Un dernier article

10082009

voyagenature.jpg  Les trompettes de la renommée résonnent de leurs derniers échos : allez faire un tour sur www.expemag.com, le site des Carnets d’Aventure.




Les collèges partenaires

29042009

On tire notre chapeau aux trois collèges qui nous ont suivi. Pendant 6 mois, accompagnés de leus professeurs, les élèves ont travaillé sur les pays jalonnant notre parcours. Exposés, travail manuel, cuisine traditionnelle, rédaction de mail… le programme a été dense, riche et semble t’il passionnant.

Ce volet du projet est pour nous une grande réussite. Un grand merci aux professeurs et aux élèves pour leur engagement. Nous passerons bientôt vous voir pour vous présenter notre exposition tournante.

Le Républicain s’est fait l’écho de ce partenariat.

 

Les collèges partenaires pdf collegechampcueil.pdf pdf collegeevry.pdf




9032009

Lyon-Paris
Album : Lyon-Paris

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Heureux qui, comme Ulysse, a fait un beau voyage,
Ou comme celui-là qui conquit la toison,
Et puis est retourné, plein d’usage et raison,
Vivre entre ses parents le reste de son âge !

Quand reverrai-je, hélas, de mon petit village
Fumer la cheminée, et en quelle saison
Reverrai-je le clos de ma pauvre maison,
Qui m’est une province, et beaucoup davantage ?

Plus me plaît le séjour qu’ont bâti mes aïeux,
Que des palais romains le front audacieux,
Plus que le marbre dur me plaît l’ardoise fine :

Plus mon Loire gaulois, que le Tibre latin,
Plus mon petit Liré, que le mont Palatin,
Et plus que l’air marin la douceur angevine.




Nationale 7

1032009

Vallée du Rhône
Album : Vallée du Rhône

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 Marseille – Lyon

Lyon, ici Lyon

On y arrive, on boucle la boucle !

Depuis Marseille nous voilà bien silencieux… La France pourtant est magnifique. Petites routes changeantes, petits bistrots, petits villages, des platanes, des forteresses, des églises, des lignes droites pas vraiment droites, des bords de route propres, des ronds points à n’en plus pouvoir… la France ? Pays préféré de la « Route de l’Olivier », c’est certes un peu chauvin mais on n’en est pas loin.

Pour autant, la route n’est pas de tout repos. Les conditions les plus dures de ces 5 mois, c’est ici qu’on les a vécues. Tramontane et mistral se sont passé le mot. Depuis qu’on a mis un pied en France, on mouline contre le vent. Ca fait mal au mental et aux jambes. Quand on longe ces splendides voies de TER, avec compartiment vélo, la tentation est grande… Mais on résiste, on n’est quand même pas venu là pour finir sur deux traverses….

Aprés une longue halte de 5 jours à Marseille, nous voilà repartis. La tournée familiale continue. Merci Odile et Gilles, merci Laure et Martin, vos squatts sont vraiment grand luxe.

Marseille, on ne connaissait pas vraiment et nous voilà séduits. Des calanques superbes pour grimper, un marché aux fruits qui n’a rien à envier aux bazars marocains, de la pâtisserie au miel à la soupe de poisson, il n’y a qu’une rue à franchir. Dans le vieux port on s’aère l’esprit en déambulant entre Saint Victor et la citadelle Vauban puis on rêve devant les vieux class américa avant de monter au cours Julien prendre un café avec les bobos. Du haut de la Bonne Mère balayée par des rafales de Mistral on contemple les collines surplombant l’agglomération. Le coin semble être parfait pour s’entrainer pour le « tour du Mont Blanc ». A deux heures… la montagne et ses pistes de rando, à deux pas « Le vieux campeur », « la Fnac », une boulangerie. Idéal ! Il y a tout ce qu’il faut.

Aprés cinq jours de pause, on quitte Marseille pour l’ultime ligne droite. Derniers jours de pédalage et comme d’habitude, la reprise est laborieuse. Sept heures sur un vélo, c’est long !!

La tête en l’air, on passe Salon de Provence, BA … école de l’air, à droite toute. Clin d’oeil aux aïeux. Les étudiants qui sont là haut en train de faire des rotations ont des heures de cours atypiques. On troquerait bien nos lunettes effet mouche pour des Ray Ban aviator, nos casques en Polyester pour celui de Maverik et nos fidèles montures pour une bonne vieille moto pétaradante. Le mythe est solide… Dans 3 min, nos Top Gun en herbe seront au dessus d’Avignon, dans 5, au dessus d’Orange… Nous, on mouline, on lutte, 12 km/h de moyenne, ça tire dans les jambes. Le mistral a une sacrée personnalité. Quand il est là, c’est comme la méchante « Crise », on fait le dos rond, on s’accroche à son poste et on évite de se faire virer dans le fossé. Mais nous, au moins, on voit le bout. Paraît il qu’après Valence, ça devrait se calmer. Alors de plans de relance en coups de pouce cardiométriques on s’accroche à cette perspective. « Prosperity is behind Valence ! » De temps à autre, on lève un peu la tête et comme dans toute bonne crise, il y a des heureux ; les éoliennes ici tournent, le soleil brille, le Grenelle de l’environnement a une carte à jouer dans le coin.

Deux jours et quatorze heures de labeur plus tard, on atteint Valence. Passé le panneau, le mistral se meurt. C’est assez ahurissant et le soir, dans notre tranquille campement le long de la voie ferré, on fête notre victoire. A la manière des naufrageurs bretons, on tente d’attirer le grand ver de terre métallique à l’aide d’un grand brasier. Curieux échec, les convois passent, nous saluent mais ne s’arrêtent pas. Du fret au TGV en passant par le TER et le Corail, c’est au son du doux chant des bogies et des caténaires que nous nous endormons. Aprés le campement en bord de pistes à l’aéroport du Caire, la nuit sur le bateau de « Roule ta Bille » dans le port de Tanger et les stations services désaffectées en Turquie, on boucle la boucle, il nous manquait le pont de chemin de fer, c’est presque fait !

Toujours accrochés à cette N7 qui nous ménera jusqu’à Paris, on passe la Drôme, puis l’Isère, on longe le Rhône, au loin dans le parc naturel régional du Pilat, il y a de la neige à 1400 m, la saison semble avoir été bonne. Roussillon, Vienne, Vénissieux puis Lyon. Cent petits kilomètres pour cette journée de samedi, une petite promenade au soleil, petite brise dans le dos. On quitte le climat méditerranéen pour de bon ; on passe dans le Dauphiné, les monts du Lyonnais. Que la France est belle !

Ce soir, on continue la route familiale, merci Sophie pour ton accueil.

 




Un grand bravo

19022009

Petit mot rapide, dans l’élan d’avant notre arrivée sur Marseille pour féliciter nos deux compères Manu et Lulu.

Partis à peu près en même temps que nous de Bordeaux, on a suivi le même chemin à quelques détours près. On s’est dépassés en Croatie, frôlés à Istanbul, fait doubler en Anatolie. En communion de galère diplomatique, on a attendu au Caire pour finalement opter pour la même solution aéroportée…  Aprés un ultime effort, ils nous ont définitivement lachés en Espagne.

Même date de départ, une arrivée proche, un parcours presque similaire et pour autant, on ne s’est jamais croisés. Bordeaux Paris, ou un terrain neutre semblent être des options nécessaires pour ne pas dire obligatoires.

Chapeau bas les amis, vous avez été de sérieux lièvres. Merci pour vos messages et profitez du repos.

Bientot, la tartiflette elle est pour nous.

Bravo aux 2pedalent.

www.les2pedalent.unblog.fr

 




Supplique pour aller dormir sur la plage de Sète

19022009

 Canet en Roussillon – Agde

Barcelone - France
Album : Barcelone - France

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Le jardin, le jardin…peut-être ! Mais elle se mérite, la France. Dix kilomètres avant la frontière, alors que nous redescendons sur la côte, elle décide de nous souhaiter la bienvenue. Le vent se lève. Pas un petit vent, non, une grosse tramontane glaciale, orientée le long de la route, bien comme il faut, en pleine face. 40 kilomètre heures d’après notre Météo France retrouvée, avec de bonnes rafales à 70. En passant la frontière, nous posons le pied. Même debout, nous sommes déséquilibrés par les rafales. Tant que nous sommes le long de la côte montagneuse, ce n’est pas dramatique. On retrouve de petits ports aux noms qui chantent, des noms connus : Cerbère, Port-Vendre, Collioure, bien abrités du vent, ensoleillés, avec leurs places de platanes et de bancs publics où nous nous émerveillons sur la richesse des produits culinaires que peut contenir une supérette : le bonheur. Et puis nous arrivons dans la plaine du Rousillon. Et là, c’est l’apocalypse. Nous avançons à 15 kilomètres heures, nous fleurtons avec la glissière et les voitures, nous sommes couchés sur les guidons, nous prions pour une haie de cyprès ou un bosquet de roseaux qui nous fera gagner quelques mètres, mais rien, ou presque, n’arrête le vent. A Canet, le soir, où nous fêtons le retour d’exil, après une toute petite étape, le curé nous confie : « ah, le vent ? Non, demain, ça souffle aussi. Ici, ça peut souffler le mois, toute la journée et toute la nuit. Il paraîtrait que c’est ce qui forge le caractère catalan… enfin moi, je ne suis pas d’ici, hein ! » En tout cas, ça fait plaisir. D’autant plus que nous aimerions bien être à Marseille vendredi. Une nuit à Sète, une autre en Camargue, nous avions tout prévu.  Sauf que ça souffle. Ca souffle toujours, et toujours plus fort. Entre la mer et les étangs, rien n’arrête le vent. Sur la route de l’intérieur, il y a quelques collines mais pour atteindre Narbonne, que c’est long ! Une heure, deux heures, trois heures, ça n’avance pas. JB finit dans le fossé, Bruno serre son guidon à en avoir mal aux bras, et en plus, le soleil se cache et il fait froid. On n’atteindra jamais Sète aujourd’hui. Pitié, le vent, un peu moins fort ! Attends demain, qu’on soit passé ! Allez, s’il te plait… Mais rien, toujours pas de réponse dans le vent et nous sommes épuisés en arrivant à Narbonne. On voit de loin une cathédrale ensoleillée et on file sur Bézier. Et là, c’est la surprise. Peut-être est-ce un simple effet du relief, peut-être nos plaintes ont elles été entendues, toujours est-il que ça va mieux. Le vent a faibli, mais il a aussi tourné le long des collines et nous aide ! Alors, là, enfin, on profite de la France. Les deux premiers jours on été très durs, mais enfin, là, on quitte une petite ville sur son rocher dominée par sa cathédrale dorée, et on roule entre deux rangées de platanes, le long d’un grand canal, sur une belle nationale toute droite : le bonheur. On n’atteindra pas Sète, mais nous dormons à Agde : bof, vingt kilomètres, mais c’est la même plage… 




Le tour du jardin

19022009

Barcelone – France

Les articles sont beaucoup moins réguliers depuis un certain temps… excusez-nous. Depuis deux jours maintenant, nous avons posé le pied sur le sol de France. Entrer ici, c’est passer le pas de la porte. On est déjà un peu à la maison. Après avoir enjambé la grille Europe puis traversé le jardin Espagne, on a déboulé dans l’entrée, sans même frapper. C’est  un peu la fin du voyage, et disons-le, il nous est un peu plus difficile d’écrire : on attend le 7 mars et, d’ici là, on profite de la France et on pédale. La question de l’inconnu n’est plus vraiment un problème depuis que l’on peut demander son chemin, le téléphone est là, bref, il ne nous reste plus qu’à rentrer dans le salon. Toc toc il y a quelqu’un ? Ce passage de frontière, nous y pensions depuis la Croatie… De pronostics en conjectures, nous avions imaginé des plans A, des plans B des plans C, des soirées entières devant la carte à penser: comment ça allait bien pouvoir être, quel allait être notre état d’esprit. On en rêvait de notre belle frontière, et finalement, tout comme le voyage, tout ça est passé bien vite, sans presque s’en rendre compte. Sans presque… Car notre dernière journée en Espagne fut un peu spéciale. Sorte de veillée d’arme avant l’assaut final, cette journée, nous l’avons chacun passé dans une bulle. 

Quitter Barcelone après un week-end de patachonage intensif n’a pas était une mince affaire. Longeant la côte, nous avions deux paires de chamalows à la place des jambes. Au troisième kilomètre, nous étions moins en forme que trois jours auparavant après une étape de 185 km. L’accueil de  Martin le cousin de JB a été à l’image du personnage et de sa ville. Festif, tordant, énergique, ensoleillé… Merci Martin, grâce à toi, on a décidé d’arrêter le vélo, on se met au surréalisme. Quitter Barcelone c’était déjà un peu quitter l’Espagne pour rentrer à la maison. Obliquant dans les terres, on se retrouve pour la troisième fois en moins de deux semaines en plein hiver, après deux printemps, un été, quatre automnes. Pendant 5 mois, nous avons vécu des amplitudes thermique pour le moins oscillantes, et cela ne semble pas être terminé. Après avoir tâté du climat méditerranéen nous voilà en plein hiver. Les arbres n’ont plus de feuilles, les chênes lièges remplacent les champs d’orangers, les roches blanches brulées par le soleil cèdent leur place à de petites collines, les stations balnéaires se font petits villages construits autour d’un clocher, au loin, les Pyrénées enneigées nous narguent, ça et là, on croise de vieux panneaux Michelin : on rentre en France par la case paysage. 

Dernière étape officielle à l’étranger, mais dans nos têtes, on a déjà un pied à la maison. Une étape émotion en quelque sorte. Certaines images du voyage repassent. Des souvenirs, sans réel lien entre eux, une sorte de vaste bazar d’où l’on essaye de trier entre les moments difficiles et les moments d’exaltations. Cinq mois sur la route, au jour le jour, c’est long. Les journées s’enchainent, toutes différentes avec leurs lots d’imprévus. On se lève le matin sans savoir où l’on va atterrir le soir. C’est agréable, c’est ce qui nous fait avancer, mais c’est parfois usant. Le temps a une autre échelle, il coule différemment. Le voyage décuple les émotions, on peut passer du tout ou rien en quelques minutes, puis finalement, au bout de cinq mois, on se dit que tout ça est passé bien vite. Cinq mois, ça reste cinq mois. Ca y est, c’est fini ? En partant, nous avions une drôle d’appréhension face à ce facteur « inconnu ». Nous avions coutume de dire « On sait ce que l’on quitte, on sait ce qui va nous manquer, mais on ne sait pas ce que l’on va trouver. » Alors, JB et Bubu, qu’avez vous donc trouvé ? 

Dure question, très personnelle, à la réponse encore un peu floue. On sait surement un peu plus ce dont on est capable, on a peut être aussi constaté que beaucoup de choses sont relatives, que d’autres le sont moins, notre échelle de valeur s’est un peu déformée… Pour autant, est on allé au bout de nous mêmes ? Non, on ne croit pas. Par chance, finalement on n’a pas eu tant de problème que ça. A aucun moment on s’est senti en danger ou complètement à bout. Et quand ça n’allait pas, comme au Caire avec cette attente interminable, on a eu la chance d’avoir la famille ou les amis pas loin. 

Les conclusions, on les tirera plus tard, et l’objet de cet article n’est pas d’étaler nos sentiments où nos réflexions d’apprentis voyageurs. L’idée est peut être plus de s’adresser à ces élèves qui nous ont suivis. Sans pour autant faire nos grands frères, on voudrait insister sur l’importance d’avoir ses projets, ses ambitions et ses rêves, et surtout, de se donner les moyens  de les réaliser. Cette aventure, nous a sans aucun doute permit de grandir. Et grandir, on a coutume de dire que c’est comme construire une cabane en bois.  On se promène, on regarde, on trouve un endroit qui nous plait et on se lance. On coupe une branche par ci, on dégage des feuilles pour avoir une éclaircie, pose un étai par là, on fait des noeuds. Petit à petit, on construit un petit toit, ça s’élève puis vient  un coup de vent et tout s’écroule : il faut tout recommencer. Et un jour ça tient, le toit résiste aux petites averses,  hourra ! La cabane finie, on entre dedans et on se demande bien ce que l’on va pouvoir faire, on s’ennuie un peu… il est temps de passer à la maison en dur. 

Ce périple, c’était un peu notre cabane en bois. Maintenant qu’on a mis un pied en France, il est temps de passer à la maison. En tout cas, le loup aura beau souffler, notre cabane, elle tient, na ! 




Roulez jeunesse

15022009
De Valence à Barcelone
Album : De Valence à Barcelone

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La route défile, on avale les kilomètres. Sept heures de vélo par jour, 203 km sur le plateau espagnol, 185 entre Valence et Barcelone, 157 puis re 157 le lendemain, l’appel de la France est fort, on croit avoir atteint nos objectifs alors maintenant, on rentre, on appuie, le challenge physique prend le pas, on aime ça. La date du retour approche, il est grand temps de penser à notre reconversion.

Vous trouverez donc ci joint une lettre de motivation.

Madame, Monsieur,

Actuellement sur les routes espagnoles, je profite d’une étape marathon pour soudain penser à ma proche reconversion car, à trop contempler les immuables champs de thym et d’orangers, je pourrai bien passer à côté d’une merveilleuse carrière de chef de projet. Or, de nature curieuse et obstinée, acceptant volontiers la mobilité et le changement, j’exerce depuis cinq mois maintenant la respectable profession de tourneur pédaleur. Cet emploi satisfait pleinement mon goût pour les activités variées, sans pour autant être tout à fait instable. Depuis que j’ai embrassé cette profession, j’ai pu développer une grande quantité de compétences diverses : pédalage, maintien de guidon, graissage, rustinage, photographie d’art… De Gorgonzola à Isnoglü, de Ouadi des Ben Sehoren à L’Hospitalet de l’Infant, de San Maria Salvatore à Mohamedia, j’ai découvert un grand nombre de cultures différentes, ce qui n’a pas manqué de développer mon aptitude à travailler dans toutes sortes d’environnements. Tout autour de ce vaste rond point qu’est la Méditerranée, j’ai découvert moult monuments, cités des hommes et merveilles de la création qui tous m’ont ouvert l’esprit à d’autres réalités.

Enregistrer, analyser, comparer les offres commerciales, délimiter les zones d’échange et de friction, du malt greco croate aux qualités de mies de pain, des kilos d’orange pelées au temps de cuisson des pâtes, je peux aujourd’hui dresser un panel complet des ressources essentielles aux voyageurs dans cette zone.

C’est dans les échangeurs autoroutiers et les squatts en construction, dans les cabanes enfumées, face à une réchaud explosif, que j’ai par ailleurs eu tout le loisir d’enrichir mes connaissances en gestion du risque.

Mon expérience de troc arabe, de vol latin, de discussion turque, ont grandement étendu mon aptitude à communiquer, alors que les difficultés climatiques auxquelles j’ai été souvent confronté m’ont poussé à développer des capacités de management personnel innovantes qui seront, je crois, un sérieux atout pour votre organisation. Enfin, mon passage à Barcelone a fortement contribué à me sensibiliser à des valeurs d’hospitalités familiales fondamentales, mais aussi à une certaine liberté de vue toutes Gaudinesques qui me permettra certainement à l’avenir de me montrer particulièrement créatif et inventif dans toutes mes activités professionnelles. En résumé, je pourrai mettre au service de votre entreprise des qualités telles que la combativité, la créativité, l’aptitude de la gestion du risque, la facilité de communication, le travail d’ équipe…

En espérant que ma candidature retiendra toute votre attention, je me tiens à votre disposition pour un éventuel entretien, le samedi 7 mars prochain en début d’après-midi, sur le parvis de Notre-Dame. D’ici là, veuillez agréer, madame, monsieur, l’expression de mes respectueuses salutations et que roule la jeunesse !

Barcelone, le 15 février 2009.

RDO…




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11022009

 

De Grenade a Valence
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Grenade
Album : Grenade

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De Grenade à Valence.

Écoutez donc ce que raconte la légende. C’est au soir d’un long voyage que cette histoire débute. Un soir de février, un soir de basse lune, sonnant la fin d’une journée éprouvante, froide, humide où il fait bon rester chez soi, devant la cheminée.

C’est dans la calme petite ville de Grenade que la légende prend place. Plongé dans l’ombre du grand roc Sierra Nevada, il n’y a pas âme qui ose s’aventurer dans les rues. C’est l’hiver, l’ambiance est loin des ferias estivales. Blottis dans leurs maisons, les souvenirs de fêtes espagnoles et leurs tintements de claquettes sont pour le moment bien rangés dans les placards.

N’y a-t-il pas âme qui vive ?? Oh si, regardez bien, regardez attentivement. Regardez ces deux ombres mouvantes sur le pavé. Fatigués par trois jours humides, deux lutins frappent à la porte de l’auberge de Grenade : c’est ce soir là que le cours de leur voyage changea.

Ils avaient parcourus les montagnes, la plaine et le désert. De Venise à Athènes, de Delphes à Istanbul, de Damas au Caire, ils en avaient vu des merveilles d’architecture, ils pensaient même être un peu habitués. Mais ce soir-là, un étrange aubergiste leur fit part d’une étrange requête… La-haut, sur l’éperon dominant la ville, une merveille les attendait depuis des siècles ! Pour l’un des deux lutins, la merveille était unique, française quoique un peu normande, coincée dans une grande baie, remuée par les frêles eaux du Couesnon, gruyère gothique, cathédrale de lumière ; il ne pouvait y avoir deux merveilles.

Suivant les indications de l’aubergiste, ils cherchèrent donc l’Alhambra. Oh, c’était pas bien compliqué à trouver, il suffisait de lever les yeux. Perchée sur sa colline, elle dominait Grenade de toute sa splendeur de palais des milles et une nuit en terre espagnole. Avec ses pavillons, ses jardins, ses bassins, ses stucs magnifiques, ses volumes et ses décors somptueux, l’Alhambra était sans nul doute une merveille d’architecture arabe inspirée de style romain et espagnol. Après avoir parcouru les terres arabes pendant près de trois mois, les deux lutins furent pris de stupeur. Véritable Versailles du monde arabe, la merveille était située en Europe !

Et la porte du vieux palais, béante entre ses tours rougeâtres, les appela et leur dit : ô, vous, petits hommes, enfin vous voici ! J’attendais ce moment depuis tant de siècles ! Voilà, vous, élus, vous aurez une mission. Allez donc dire à Valence, là-bas, loin, loin par delà les monts et les plateaux, que la couronne de Grenade, le joyau des sultans, est tombé et que j’appartiens désormais à l’Espagne. Allez le dire au Cid ou à ses enfants, allez le proclamer aux vieux murs de Valence, il en sera content.

Il fallait colporter la nouvelle, il fallait que le monde sache ! Sans attendre, les deux lutins reprirent la route. Il était déjà bien tard, et l’après-midi s’avançait lorsqu’ils prirent la route. Mais leur tâche ne souffrirait aucun retard. Pour leur venir en aide, le vieux roi Alhambra leur avait offert un rayon de soleil et une légère brise qui les aidèrent grandement pour gravir les flancs escarpés de la montagne. Et lorsqu’ils arrivèrent au sommet, la neige fraiche, le ciel bleu, les pins resplendissant leur firent croire que la route serait facile… Mais, ô frêles lutins, comme vous êtes naïfs ! La bise était coupante, et déjà, le soir approchait. Comment allaient-ils survivre, là, seuls, dans la montagne, sans abri, sans feu ? Ils tentèrent bien de se réchauffer dans une auberge le long de la route mais le temps de boire un verre bien chaud, de se réconforter à l’ambiance chaleureuse du lieu, et la nuit commençait à tomber ! Heureusement, alors qu’ils sortaient et soufflaient des nuages de buée dans l’air glacial, ils firent une étrange rencontre.

Perdue au milieu d’un champ fraichement labouré, dominant la route des hommes, une vieille bicoque de pierres leur fit signe. Oh, elle n’était pas bien vaillante, cette cabane, vieille dame de pierre au chapeau usé, elle semblait perdue dans un dialogue éternel avec son lointain et majestueux voisin, le Mulhacen. Mais la vieille dame ce soir, avait besoin de soins. Depuis de longues années, elle vivait seule, abandonnée par ses occupants. Elle avait besoin de compagnie, toute seule au milieu de son champ, elle voulait être réchauffée, consolée. Poussiéreuse, ridée, pleine de rhumatisme, elle fit signe aux deux voyageurs et les invita à passer la nuit. Les deux lutins ne se firent pas prier et acceptèrent l’invitation. En ce froid mois de février, eux aussi avaient besoin de compagnie. En quelques minutes, ils nettoyèrent la vieille dame, la maquillèrent, la pomponnèrent, la réchauffèrent… malade, elle fit beaucoup d’effort pour faire flamber un bon feu dans l’âtre mais son organisme était bien atteint et malgré elle, sa cheminée semblait incapable de respirer à nouveau. Qu’à cela ne tienne, sous une épaisse fumée, l’espace d’une soirée, les vieilles pierres dialoguèrent avec la jeunesse et dans des vapeurs de cochon grillé, les deux lutins se mirent à penser à l’après voyage.

Au matin, la vielle dame, charmée de cette soirée, fit un cadeau au deux voyageurs. Pleine de reconnaissance, elle voulait les remercier de cet instant de jeunesse retrouvée. Vieille dame, elle semblait en avoir vu des jeunes de la sorte. Elle distingua bien que sous la couche d’enthousiasme, les deux lutins étaient bien intimidés face à la montagne de kilomètres les séparant du royaume de Valence. Pleine d’expérience et de sensibilité, elle leur fit le cadeau du vent.

Sans prévenir, elle laissa partir ses deux compagnons puis souffla à Eole une confidence… et toute la journée, sur le haut plateau espagnol, les deux petits lutins roulèrent, roulèrent,roulèrent, sans effort et sans fatigue, sous le soleil, émerveillés de ce beau cadeau que la vieille dame leur avait fait : 40 kilomètres par heure de vent dans le dos. Dans un paysage aride, immense, dominé par les sierras enneigées, les deux voyageurs auraient bien souffert si cette bise glaciale ne leur avait pas été favorable !

Le soir même, ils arrivèrent dans la plaine, bien des lieues plus loin. Déjà, près de la moitié du chemin avait été parcourue ! Et là encore, ils firent une heureuse rencontre. Un peu à l’écart de la grand-route, effrayée par ce long ruban d’asphalte où des monstres fumants et trépidants se poursuivaient sans fin, une autre vieille maison les attendait. Avait-elle été prévenue par son amie de la montagne ? Nul ne le sait… toujours est-il qu’elle aussi semblait bien malheureuse. Elle avait été belle pourtant, et, tout autour, on voyait les traces de sa splendeur. Mais les portes des clapiers pendaient sur leurs gonds, les portes des boxes à cochon étaient ouvertes et dans l’immense bergerie, seuls quelques os rappelaient la blancheur et la multitude du troupeau. Qu’elle était triste cette grande maison vide ! Et à deux pas, dans la cour, sous un très vieil arbre, une autre petite cahute s’ouvrait. Elle était sale, si sale, couverte de poussière, pleine de détritus et de fragments de tuile et de brique. Elle avait besoin de beaucoup de soin. Alors, les deux lutins, épuisés par leur longue journée, s’attelèrent à la tâche. Ils déblayèrent, balayèrent, époussetèrent la petite pièce ; ils allèrent quérir du bois dans la cour et dans les charpentes effondrées ; ils firent ronfler un bon feu dans la cheminée. Alors, les murs blancs de la pièce resplendirent et pendant que dehors soufflait à nouveau le grand vent de la nuit, la maison rajeunie fit fête aux deux lutins. Au matin, alors que devant la porte un petit cerisier ouvrait ses premières fleurs, les deux amis enfourchèrent leur montures et s’en furent de bon train vers Valence, l’inaccessible. Protégée par des douves de macadam, par des remparts de montagnes, par des glacis hauts et venteux, la ville semblait encore bien loin…

Les deux lutins franchirent les portes gardées par des dragons de 35 tonnes, des montées dantesques dominées par des tours crénelées, des plateaux glacés par des bourrasques qui semblaient s’opposer à leur avance. Mais rien n’y fit, les lutins avançaient, avançaient toujours, et au soir du troisième jour, ils avaient laissé Murcie sur leur droite, apercevant de loin la Méditerranée et les palmeraies d’Elx et ils n’étaient plus qu’à une quarantaine de lieues du terme de leur mission.

Dialoguant avec le ruban d’asphalte, une autre dame de pierre leur fit signe. Avec ses balconnets, ses grandes fenêtres, ses jardins et ses fontaines, c’était une vieille dame de la haute société. Jadis bourgeoise, sa façade commençait à se faner, son crépis lépreux cachait mal sa vieillesse. Mais elle avait encore du charme cette noble dame, elle était encore attirante. La trêve du soir arrivant, les deux lutins se laissèrent attirer par cette vieille noblesse. Le jeu tourna court : d’abord attirée par l’exotisme de ces deux étranges voyageurs, la vielle bâtisse fut prise de méfiance quand elle distingua mieux les deux lutins. Les mains noires de cambouis, les cheveux sales, les traits tirés et grisés par la poussière et le vent de la route, ils n’avaient pas l’air très convenables. La vieille dame hautaine pris peur et ferma sa porte murée dans ses souvenirs de splendeur perdue.

Du haut de sa colline, une petite paysanne de pierre blanchie par le soleil contemplait la scène. Simple et robuste, quatre murs de pierre et une porte, la paysanne la connaissait bien cette mondaine de voisine. Des années qu’elle la contemplait, des années qu’elle l’écoutait patiemment raconter ses souvenirs de fêtes et de flambeaux du temps où les hommes n’avaient pas déserté ce plateau. Du haut de sa colline, abritée par une falaise de pierre rouge surplombant des champs d’oliviers, de thym et de bruyère, la rustique cabane fit signe au deux voyageurs. Un peu timide, pas vraiment commode et fière comme une Espagnole,elle n’ouvrit pas sa porte. En tout bien tout honneur, elle laissa les deux vagabonds se blottir contre son murs pour s’abriter du vent. Simple et chaleureuse, elle pria cependant la lune de veiller sur eux pendant qu’ils réchauffaient ses murs en installant leur feu contre elle et au matin, elle leur indiqua un chemin de traverse évitant les dangers du tapis roulant d’asphalte.

Ragaillardis, les deux lutins chevauchèrent encore des kilomètres. Dévalant des gorges, traversant des kilomètres de plantations d’orangers, tutoyant les amies retraités des trois vieilles dames rencontrées, les deux lutins touchèrent enfin un climat plus clément et au soir du quatrième jour, ils aperçurent au loin les lumières de Valence se reflétant sur les vigies de fer de ce port méditerranéen.

Fatigués mais heureux, les deux lutins touchaient au but ! Ils n’étaient pas au bout de leurs peines cependant. Le sort leur était contraire. Ils durent encore batailler contre le vent, le bitume, les camions et les échangeurs pendant de longues heures avant d’arriver enfin dans Valence. Et là, quelle ne fut pas leur surprise ! Eux qui croyaient devoir s’adresser au vieilles murailles du Cid et des rois de Majorque, ils se retrouvèrent face à de jeunes bâtiments, resplendissants de blancheur, défiant la pesanteur, derniers nés du génie espagnol : la cité des Arts de Valence. Alors, là, devant le miracle de la science et de l’industrie, ils purent délivrer leur message, qui leur avait coûté tant de fatigue et de peines : oyez, oyez ! La merveille des merveilles de l’Orient, la perle de l’Arabie, n’est pas dans le Damas des Omeyyades, elle n’est pas dans le Bagdad des Abbassides, elle n’est pas dans le Caire des Fatimides. Non, non, elle est le fruit du travail des califes omeyyades de Cordoue, c’est la forêt des Milles Marbres de la mosquée de Cordoue ; c’est la couronne de rubis du palais de Grenade, là-bas, loin, loin à l’ouest, c’est l’Andalousie !




Pour la science

6022009

Seville-Cordoue-Grenade
Album : Seville-Cordoue-Grenade

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- Mesdames, messieurs. Un peu d’attention. S’il vous plaît. S’il vous plaît ! Je vous remercie.

C’est un grand honneur pour nous tous aujourd’hui de recevoir un très grand ami, un praticien et chercheur célèbre pour ses travaux sur l’engourdissement encéphalique du sportif de haut niveau. Ayant moi-même étudié assidument les normes de logement d’urgence et les effets du froid sur les sportifs, je constate quelques convergences entre nos travaux.

- Merci, merci professeur. Merci à tous de m’accueillir au jourd’hui et de me permettre de vous exposer mes thèses sur cette étrange maladie, mal connue mais ô combien répandue qu’est l’humidité encéphalique du voyageur.

Le problème avec l’humidité, c’est que par capillarité ça remonte… Parfois, ça remonte tellement haut qu’à la fin, ça touche le cerveau jusqu’à en devenir obsédant. Voilà l’objet de ma thèse. Cliniquement, le phénomène est commun, d’aucun diront même bénin. Ce virus est répandu dans nos contrées et les autorités ont pris toutes les mesures nécessaires. Toits, chauffage, chaussures, les remèdes ne manquent pas… Si l’humidité prend le dessus elle peut provoquer quelques désagréments. Corporellement parlant, ce genre de maladie provoque, au mieux, quelques fraicheurs plantaires, au pire, une méchante grippe obligeant l’individu à passer un jour cloué au lit. Si par chance, le cas se trouve être en villégiature dans une charmante bourgade telle que Séville, on ne peut que lui recommander d’user de cette opportunité pour rallonger son séjour.  Mais je voudrais orienter mon propos sur les symptômes psychiques découlant d’une exposition trop longue de deux individus à cette humidité. Expérimentalement, j’ai donc mené une étude impliquant deux cas. Sur une durée égale à la distance parcourue entre Séville et Cordoue par deux cyclistes bien entrainés vent dans le dos. Soit, 155 km en 5h30. J’ai soumis ces deux sujets à plusieurs tests : culture,  loisirs, logement pour en tirer mes conclusions. Elles sont, je le crois, intéressantes. Pour faciliter l’exposé des résultats, j’ai décidé de vous les livrer par thème.

Loisirs. Sous un ciel bas et menaçant, je lance les deux individus sur une route plane longeant à perte de vue des champs d’orangers et d’oliviers. A leur droite, un rio Guadalquivir en furie charie des eaux boueuses, à leur gauche, quelques collines verdoyantes aux faux airs franco italien laissent deviner quelques belles haciendas cachées derrière de hauts murs. Quittant  Séville encombrée par de gros nuages menaçant, les deux individus se dirigent droit vers  Cordoue, poussés par un fort vent favorable. Pliés  sur leurs vélos comme les palmiers alentours, nos deux cas appuient fort sur la pédale. Motivés par l’humide menace, ils cherchent à atteindre le point C le plus vite possible. Les mesures donnent un résultat de près de 27 kilomètres par heure. Conclusion 1, quand la pluie menace, le compteur trépasse.

Culture. De l’Alcazar de Séville à la vieille ville de Cordoue, j’use de toute la richesse du patrimoine andalou pour mon second test.  Foulant le parterre de cette cathédrale de Cordoue qui fut jadis le plus grand sanctuaire de tout l’islam occidental je plonge nos deux cas dans cette histoire espagnole fortement marquée par les influences arabes. Naviguant entre omeyyades et Reconquista, exposés  aux  rivalités de splendeurs architecturales  opposant Cordoue et Damas, je remarque un étrange dialogue chez nos deux individus témoins :

- Et si je m’achète des bottes et qu’ensuite je passe le collant dessus, tu crois que par capillarité, la flotte peut couler sur la botte et pas dans ma chaussette ? »

- Oui, bof à voir, et qu’est ce que tu penses du chausson néoprène, y a peut être des offres chez Sport 2000… »

Conclusion 2 : l’humidité encéphalique, à partir d’un certain degré, développe la creativite des sujets touchés, qui prend parfois le pas sur leur quotient culturel.

Logement: Je baisse maintenant la température, j’active le simulateur de temps de chien, je branche la soufflerie, je provoque une série de crevaisons sur leurs engins  et je soumets nos deux cobayes à un faux plat montant interminable en direction de Grenade. Quittant Cordoue à 12h30 sous une pluie battante, je remarque que dès 12h40, un des deux individus se plaint d’un vif froid orteillun. 12h52, son collègue le rejoint tout en fustigeant une parka Salomon aussi Waterproof qu’un papier journal…

Alors qu’ils se démènent sur leurs montures, on peut observer une pointe d’irritation chez nos deux sujets. Leur attention ne se porte plus du tout sur le paysage andalou. Collines plantées d’oliviers, châteaux forts sur pitons rocheux, vol de perdrix… l’équipe médicale de suivi a tout essayé, en vain. Les yeux baissés, ils ne relèvent la tête que pour scruter au loin, une case blanche, une cabane, un toit… ils cherchent un endroit au sec, un endroit pour passer la nuit. C’est leur obsession.

Pris de pitié, je leur offre sur un plateau, la crème du logement de vagabond. Une ferme abandonnée entourée d’olivier, là haut sur une colline, comme un vieux chalet, avec en plus une cheminée, un canapé et du bois à brûler… les deux individus observés se jettent dessus comme la misère sur le pauvre monde et n’en repartent que le lendemain matin à 10h.  

Conclusion 3: Quand l’humidité est là, mon ami, ne perd pas espoir, quelque part pas loin, quelqu’un pense à toi…

Observations subsidiaires : je pense déjà à poursuivre ces recherches sur l’humidité encéphale, encouragé par ces premiers résultats. Ma principale hypothèse est que cette maladie du cerveau provoquerait, à long terme, une certaine dégénérescence qui se traduirait par un vieillissement prématuré. J’ai en effet observé empiriquement, et cela fera l’objet d’une étude plus spécifique, qu’au soir de l’expérience, les deux individus semblaient l’un s’assoupir dès 9 heures sur un fauteuil à bascule en regardant un feu de cheminée, tandis que l’autre baillait, lui aussi dans un fauteuil de grand-père, en hésitant à faire chauffer de l’eau pour une tisane. Une voie vers une meilleure compréhension de ce fléau, et peut-être même à terme un traitement ?

Je tiens par ailleurs à préciser qu’une équipe du professeur, avec lequel je travaille main dans la main depuis de longs mois est en ce moment en train de mener une étude sur les effets du froid. Le lendemain, neige et vent pour les cobayes avant leur arrivée à Grenade. Eux qui espéraient profiter des collines, des oliveraies à perte de vue et des fermes blanches sous le soleil ! Bravo professeur pour ce brillant travail dont nous espérons découvrir bientôt les aboutissements.

- Merci professeur pour ce superbe exposé sur l’humidité encéphale. Je vous invite maintenant à  prendre un temps de repos autour d’une collation maison… servie dans la cuisine de l’auberge de jeunesse de Grenade. Nous fêterons comme il se doit les 23 ans de notre cobaye fraichement sorti de son rhum euh… rhume avec moult fromages bizarres et jambons retrouvés.







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