Le coin des écoliers

L’Espagne

Nous voici à Valence, sur la côte espagnole.Nous sommes allés très vite : nous avons fair 500 kilomètres en trois jours depuis Grenade. C’est que nous sommes pressés de retrouver la France. Nous comptons arriver à Evry pour passer vous voir le vendredi 6 mars. Entre temps, nous serons passés par Barcelone, Perpignan, Marseille, et Lyon.

Nous avons quitte l’Ándalousie, qui est une région du sud de l’Espagne où les Arabes ont construit beaucoup de superbes monuments. D’ailleurs, nous avons croisé plein de collégiens et lycéens francais en voyage scolaire. Nous avons vu la mosquée de Cordoue, puis l’Álhambra, le château de Grenada qui a été la derniere ville musulmane d’Espagne. C’est un chateau des mille et une nuits, avec des murailles rouges tout autour, et dedans des jardins, des fontaines, des palais… et tout autour des montagnes enneigées. Nous avons franchi ces montagnes, où il faisait très froid : il y avait de la neige, et pour la nuit nous nous sommes installés dans une petite cabane. Puis, nous avons traversé le plateau espagnol, où il faisait encore très froid, avec beaucoup de vent, avant de redescendre sur la cote de la Méditerranée, où le climat est plus clément. Comme nous étions pressés, nous pédalions toute la journee et le soir, une fois une cabance trouvée, nous n’avions plus le temps de prendre de douche : hier soir, quand nous sommes arrives à Valence, nous étions très, très sales. Mais rassurez-vous, nous sommes à nouveau présentables. 

Pour la petite histoire, sur la côte, il y a plein de villes qui ont été fondées par les Phéniciens : vous savez, les ancêtres des Libanais dont nous avons parlé il y a quelques mois. Depuis Carthage en Tunisie, ils se sont installés en Espagne où ils exploitaient la terre et surtout les mines de fer et d’argent. Ensuite, les Romains les ont chassés : Rome et Carthage étaient de grandes ennemies. Et quand les Romains ont pris Carthage, ils l’ont détruite, ils ont labouré le sol de la ville et ils ont semé du sel pour que rien ne repousse jamais…  Dans quelques jours nous arriverons en
France : à bientot donc, ce sont les dernières semaines du voyage.      
 

Europe nous voilà !

Salut à tous.

On se gèle ! Voilà cinq jours que nous sommes dans le sud de l’Espagne, en Andalousie et il pleut. Il pleut tout le temps !

Après avoir quitté Tanger, au nord du Maroc, on a bénéficié d’une très brève fenêtre météo favorable pour passer le détroit de Gibraltar. Quelques heures après, une violente tempête a touché le sud de l’Espagne et le nord du Maroc, bloquant tout le trafic maritime. On a eu de la chance d’arriver à ce moment car si nous avions touché Tanger un jour plus tard, nous serions toujours bloqués dans le port, comme ces Français en bateau qui nous ont accueillis pour une nuit.

En débarquant du bateau, nous sommes donc revenus dans cette Europe que nous avions quittée depuis la Turquie. Le Maroc et ses villes riches ressemblent un peu à l’Europe, mais disons-le, le changement de niveau de vie est vraiment brutal. En l’espace d’une traversée, notre pouvoir d’achat a fondu. Nous étions de riches Occidentaux depuis la Syrie, nous voilà de pauvres voyageurs en Espagne ! Finis donc les petits restos à 3 €, finis les marchandages et les kilos de fruits à moins de cinquante centimes. Pour fêter notre retour en Europe, nous avons pédalé pendant 60 kilomètres sur une autoroute avec un fort vent de face pour finalement monter notre tente au beau milieu d’un champ de taureaux andalous. Nous n’étions pas vraiment rassurés au début, mais la nuit s’est finalement très bien passée malgré nos voisins. Nous avons pris des seaux d’eau sur la figure toute la nuit et ils étaient aussi malheureux que nous.

La géographie est décidement inégale. En Egypte, l’eau est une richesse, les gens s’agglutinent autour du Nil parce que c’est le seul point d’eau. Ici, dans le sud de l’Espagne, l’eau afflue de partout. C’est le déluge, les champs sont inondés, les rivières débordent, certaines routes sont coupées et nous, on pédale là dedans, trempés mais avec le sourire. Finalement, ça nous change.

On ne vous cache pas qu’on a hâte de rentrer. Alors on se fait de grosses étape. 130 km, 137 km, 155 km… ça fuse, ça chauffe et on aime ça ! Malgré tout, on prend quand même le temps de visiter.

Séville par exemple. C’est passionnant, pour nous qui venons de traverser le monde arabe. Car l’Andalousie, c’est l’Europe mais c’est aussi encore un peu le monde arabe : al Andalus, c’est un mot arabe pour dire l’Espagne. Quand les Arabes se sont lancés à la conquête du monde, ils ont commencé par l’Irak, puis l’Iran et l’Asie centrale, puis l’Afrique du Nord, puis un certain Tarik a franchit le détroit de Gibraltar pour attaquer le royaume des Wisigoths, en Espagne. Gibraltar s’appelle en arabe Djebel Tarik ! Donc les Arabes ont conquis l’Espagne, et ils se sont arrêté en France, entre Poitiers et Tours, à cause de la résistance de Charles Martel… et puis, surtout, ils étaient un peu fatigués et ils avaient envie de rentrer chez eux !

Un peu plus tard, un homme tout seul a lui aussi fait toute cette route. Vous vous rappelez sans doute de la grande mosquée de Damas : elle avait été construite par les califes omeyyades. Eh bien, un jour, il y a eu une révolte à Damas, et tous les membres de la famille du calife ont été tués. Sauf un. Il s’est enfui sur son cheval, et il est parti le plus loin possible du nouveau calife. Il est arrivé au bout du monde, en Espagne, et il y est devenu roi. Alors, il a décidé de tout recommencer : il a pris le titre de calife, comme ses ancêtres à Damas, et il a voulu construire, dans sa capitale de Cordoue, une mosquée encore plus grande et encore plus belle que celle de Damas. Et ça, au moins, il a réussi ! C’est pour cela qu’en Espagne, qui est un pays européen et où la plupart des gens sont chrétiens, il y a la plus belle mosquée que l’on n’ait jamais vu ! Seulement, c’est aussi la mosquée la plus pluvieuse du monde : il pleut toujours sur l’Andalousie. C’est pour cela que les champs sont verts et que les taureaux de corrida sont si grands et si bien nourris !

Grosse déception

      Chers  élèves,

beaucoup d’entre vous semblent déçus que nous ayions pris l’avion. Vous avez raison, quand on dit quelque chose, il faut le faire. Mais parfois, certaines  choses sont impossibles. Pour faire tout le tour en vélo, nous avions beaucoup travaillé : beaucoup de temps, beaucoup d’argent, beaucoup de travail pour avoir le visa algérien et le visa libyen. Mais voilà. Tous ces efforts ne sont pas suffisants : c’est la Libye qui n’a pas voulu nous laisser passer. Nous avons été obligé de prendre l’avion et personne n’aurait pu faire autrement : ce sont les Etats qui décident de qui rentre ou qui ne rentre pas chez eux ! Voilà pourquoi nous avons dû prendre l’avion  et « tricher ». 

Certainement, beaucoup d’entre vous sont déjà allés en Tunisie ou en Algérie, ou y ont de la famille et des amis. Nous savons que ce sont deux très beaux pays, et nous avions très envie de les visiter. Alors pourquoi n’y sommes nous pas allés ? nous aurions pu aller en avion à Tunis et traverser l’Algérie. Seulement, l’Algérie est un  pays superbe,  mais un peu spécial. Il y a 50 ans, il y a eu une guerre entre l’Algérie et la France et certains Algériens n’aiment pas beaucoup les touristes comme nous. Et puis, il y a dix ans, il y a eu une guerre civile en Algérie qui n’est pas tout à fait terminée. Tout cela fait qu’il est très dangereux de traverser certaines régions du pays en vélo : il y a parfois des bandits ou des terroristes qui enlèvent les touristes. Nous aurions dû traverser en train, en ne visitant que les grandes villes, comme Alger ou Oran. C’était dommage d’aller à Tunis en avion pour traverser l’Algérie en train tout de même ! C’est pour cela que nous avons survolé l’Algérie. Nous sommes aussi déçus que vous parce qu’il paraît que c’est un des plus beaux pays de la Méditerranée et que beaucoup de Français y ont de la famille. Nous visiterons ce pays la prochaine fois !

 

Meknes, un grand magasin

     Nous voici arrivés au Maroc. Ici, tout le monde parle français, ou presque. Vous le savez certainement : le Maroc a été colonisé au début du vingtième siècle par les Français. Le général Lyautey a mis en place ce qu’on appelle un « protectorat » : cela signifie que le sultan du Maroc est resté chez lui ; seulement, il était aidé, conseillé, et parfois dominé par la France.

En effet, le Maroc est un peu à part dans les pays arabes : le roi est un descendant de Mahomet, et il a toujours été indépendant des califes turcs ou arabes qui régnaient en Syrie, en Egypte et jusqu’en Algérie. Il n’avait pas beaucoup de pouvoir, et les tribus berbères de la montagne de voulaient pas de son autorité : elles étaient libres. D’ailleurs, c’est de là que vient le mot français « magasin ». Ah bon ? Eh oui.

     A l’époque, le sultan ne régnait que sur les grandes villes et les campagnes qui les entouraient. Il levait des impôts dans ces campagne : les paysans devaient lui donner une partie de leur récolte, qu’il stockait dans ses réserves. Lorsque, pendant l’hiver ou lors des mauvaises années, le peuple n’avait plus rien à manger, le sultan pouvait distribuer ces réserves. Bien sûr, les tribus qui n’avaient pas donné de grain au sultan devaient de débrouiller toutes seules ! Quel rapport avec le magasin ? c’est tout simple : en marocain, le territoire du sultan s’appelle le « Maghzen ». Le magasin, c’est donc l’endroit ou l’on stocke le grain… tout simplement. Et ce n’est pas le seul mot français qui vient de l’arabe maghrébin, ni d’ailleurs le seul mot maghrébin qui vient du français : vous pouvez toujours essayer de faire une liste, il y en a plein !

Les chiffoniers
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Le Caire

 

Bonjour à tous et merci pour vos messages de soutien.

Depuis maintenant plus de deux semaines, nous sommes au Caire, la capitale de l’Egypte. Le Caire est une gigantesque ville regroupant 20 millions d’habitants répartis de part et d’autre du Nil.

Comme nous attendons nos visas pour rentrer en Lybie, nous avons eu le temps de beaucoup visiter cette agglomération fascinante, ainsi que le sud du pays.

La géographie de l’Egypte est intéressante. L’eau est la vie et  dans cette région, le désert est partout. Toute la population de l’Egypte est donc concentrée sur les bords du Nil. Les rives du fleuves sont très peuplées  et à quelques kilomètres de cette bande de vie, c’est le désert.

Le Caire est une ville très ancienne qui fut marquée par plusieurs cultures différentes. Construits autour du Nil, le deuxième fleuve le plus important du monde, on peut voir presque côte à côte des pyramides vieilles de 4000 ans, des minarets, des clochers et des rues qui ressemblent étrangement aux boulevards parisiens.

Ici, dans la population, il n’y a plus trop de traces de la civilisation des pharaons. La majorité des gens sont arabes et musulmans. Il existe cependant quelques communautés chrétiennes.

En se baladant dans les nombreux souks et ruelles, en dehors des chemins touristiques, nous avons pu constater que le peuple égyptien est un peuple souriant, extrêmement avenant, un peuple qui travaille dur dans des conditions difficiles et qui malgré ses conditions de vie pas toujours roses, garde un grand sens de l’humour.

Le Caire est finalement un vaste bazar. Ici, pas de centre commercial, les rues sont organisées autour des spécialités. En se promenant, on passe du quartiers des électriciens, au quartiers des bouchers, puis des épices ou des ferronniers en quelques pas. Il est facile de rentrer dans les ateliers et de contempler le travail des artisants. Tout ou presque est fait à la main. Ce n’est pas de  la grosse industrie, souvent, il y a quelques défauts par ci par là, mais les objets ont d’autant plus de charme. Chaque pièce est unique !

Chaque quartier a donc sa spécialité et on trouve même un quartier d’éboueurs. A l’extrême est de la ville, nous avons visité le quartier des chiffonniers. Dans ce coin, la spécialité des gens est de récolter les ordures de la ville, de les concentrer dans leur quartier, de les trier et parfois même, de les recycler. C’est très impressionnant de voir dans quelle conditions ces gens vivent. Les maisons sont remplies de déchets à trier, les rues sont jonchées d’énormes sacs de détritus, les enfants courent dans les ordures, les gens passent leur temps la tête dans les poubelles et malgré ça, ils affichent tous un inébranlable sourire.

Au fur et à mesure, ces gens ont acquis un réel savoir faire dans le tri. Ils récoltent, ils trient et ils revendent les matiéres recyclables. Nous avons donc visité un centre de broderie réutilisant des vieux chiffons. Sur des vieux métiers à tisser datant d’avant l’électricité, des femmes tissent à partir de coton recyclé. D’autres cousent et d’autres enfin brodent à partir de modèles. Les productions sont revendues très bon marché, elles sont parfois exportées et tout cela permet à ce quartier de vivre. Bel exemple d’initiative positive : en France aussi, nous devrions recycler ! 

La suite de notre programme, nous ne la connaissons pas encore. Si nous obtenons nos visa libyen, on file droit dans ce pays désertique, si on n’y arrive pas, on sera obligé de prendre un avion jusqu’à Casablanca, au Maroc. Obligés de tricher !

D’ici là, on vous souhaite bon courage à l’école.

Amicalement

JB et Bruno  

C’est la rentrée !

Je crois bien que nous avons oublié la date de la rentrée… nous allons essayer de nous rattraper. Nous voici en Egypte. Vous avez de la chance, c’est facile à trouver sur une carte. Comme vous le savez, ce qui est important en Egypte, c’est le Nil : s’il n’y avait pas ce grand fleuve qui apporte de l’eau, le pays ne serait qu’un grand désert puisqu’il ne pleut presque jamais !

Depuis 5000 ans, la vallée du Nil est très peuplée et très cultivée. C’est ce qui a permis aux pharaons de bâtir leur empire et de trouver suffisamment d’ouvriers pour construire les temples et les pyramides. Mais les Egyptiens ne sortaient pas beaucoup de chez eux, au moins au début. Ils croyaient que le Nil était le seul fleuve de la terre. Ils pensaient donc que tous les fleuves devaient couler du sud vers le nord, comme le leur. Alors, quand, au nouvel empire, les soldats Egyptiens sont allés jusqu’en Syrie et qu’ils ont vu l’Euphrate, ils ont eu un choc ! C’était un grand fleuve, mais ce n’était pas le Nil ! Et surtout, il coulait du nord vers le sud ! Comme il fallait bien donner un nom en égyptien à ce fleuve, ils l’ont appelé : « l’eau qui coule à l’envers ». Tout simplement.

Et puis, bien plus tard, au temps des Arabes, la région de l’Euphrate et l’Egypte ont été réuniées dans un seul grand empire : celui des Omeyyades et des Abbassides, et plus tard celui de Saladin et de ses descendants Ayyoubides. Plein de noms bizarres et importants pour vous cette année je crois !

Le dernier avant les vacances !

Bonjour à tous, et d’abord, un immense merci pour tous vos messages. Ils sont géniaux et ne vous en faites pas, on fait tout pour arriver au bout de notre périple. Alors, si en plus vous croyez en nous, on n’a plus le droit de flancher. « Yallah », « on y va » comme disait trés bien la soeur qui nous a accueilli hier dans une ville sur la côte d’Israel.

On a eu beaucoup de questions de la part de  la 5ème G du collège le Village, du collège Olympe de Gouge et du collège Jules Verne, c’est génial, ça fait vraiment plaisir, continuez comme ça. Donc on va essayer de répondre…

A propos de Noël…

En effet, ce n’est pas un hasard si nous sommes à Bethleem pour Noël. Nous avions prévu le coup et il est très intéressant de voir « en vrai » des lieux qui dans l’histoire des religions sont trés importants. Chez les chrétiens, Jérusalem, Nazareth, Bethleem et globalement tout Israel ont de l’importance. Il y a ici quelque chose de spécial et beaucoup de gens du monde entier se retrouvent à cet endroit pour Noël. La plupart viennent en bus ou en avion, mais certains viennent aussi à pied ou comme nous, à vélo.

Pour Noël, on a bien prévu de s’offrir des petits cadeaux… un séche cheveux pour Bruno, un rasoir pour JB, qu’en dites vous ? Les parents de JB viennent pour 3 jours à Jérusalem, ceux de Bruno malheureusement ne peuvent pas venir. Alors dans un sens, on ne sera pas si loin de la famille et ça nous fait trés plaisir justement de ne pas se sentir seuls au bout du monde.  Mais ne vous en faites pas, le mental est bien là et nous sommes remontés comme des pendules. Maintenant que nous sommes exactement à la moitié du voyage, il ne nous reste plus qu’à rentrer à la maison… C’est tout simple non ?

Quand vous rentrerez de vacances, nous serons surement au Caire, en Egypte. Vous l’apprendrez plus tard, mais les relations entre Israel, le pays où nous sommes et ses voisins arabes ne sont pas bonnes. Il y a eu plusieurs guerres et la situation n’est pas encore stabilisée. Du coup, certains pays comme la Libye ou l’Algérie n’acceptent pas les étrangers qui sont passés par Israël. Ils regardent le passeport et s’il y a une trace de passage en Israël, paff ! on se fait virer. Pour ne pas avoir cette trace de passage en Israël, on fait un détour par une ile au milieu de la Méditerranée, sous la Turquie, à l’Ouest du Liban. Alors alors ? Oui, c’est l’ile de Chypre. On prend donc un bateau jusqu’à Chypre puis rebelotte jusqu’en Egypte. C’est compliqué, c’est cher, mais c’est le seul moyen de parcourir tous les pays bordant la Méditerranée. Rendez vous donc au Caire en 2009 !

A propos de la Jordanie.

Certains élèves du collège Jules Verne se demandent pourquoi on n’est pas resté plus longtemps en Jordanie, ce pays que nous avons parcouru en un jour et que nous avons vraiment aimé.

Et bien, c’est bien simple, on devait choisir entre passer plus de temps en Jordanie ou en Israël. Comme il y a énormément de choses à voir en Israël, on a fait le choix d’y rester plus longtemps. Tant pis pour la Jordanie, il faudra y retourner !

Continuez à nous envoyer des supers messages comme ça ! On vous souhaite à tous un joyeux Noël, à l’année prochaine, reposez vous bien et profitez de vos vacances. Quand aux professeurs : double consigne de repos !!

Merci à vous

Bruno et JB en direct de Nazareth pour

Le collège Olympe de Gouges

La 5 eme G du collège le Village

La classe SEGPA du collège Jule Verne

La MJC d ‘Evry

Joyeux Noel !

Nous vous avions un peu abandonné, mais nous revoilà. Nous sommes arrivés hier en Israël. Au jourd’hui, ce pays est habité par des Juifs et des Arabes, qui se disputent pour savoir qui a le droit d’y rester. Vous en avez surement entendu parler malheureusement. 

Il y a 3000 ans, le premier de tous les Juifs, Abraham, est venu s’installer dans ce pays. On dit dans la Bible que c’est un pays « où coulent le lait et le miel » : il est très riche et très joli, c’est un peu le paradis et c’est la « Terre Promise » des Juifs. Il y a deux mille ans, c’est aussi ici qu’est né Jésus, dans le nord du pays, dans le village de Bethléem. Il est mort à Jérusalem, la capitale des rois d’Israel. Et enfin, encore 600 ans plus tard, c’est ici que Mahomet est transporté après avoir visité le Paradis. Les trois grandes religions du monde sont nées à Jérusalem. On appelle cette ville la ville « trois fois sainte » et c’est pour cela que nous allons y passer Noël.

En attendant, nous visitons la pays et on se baigne dans la mer comme en été, dans la ville d’Acre ! On se verra après les vacances ! Joyeux Noël les enfants.

  

 Joyeux Noel a tous

Bonjour a tous,

On est vraiment vraiment en retard sur le blog et on en est désolés. Alors pour commencer, de notre côté, tout va bien. On est un peu fatigués parfois mais le moral est au top. Etrangement, on a l’impression que le voyage se termine alors que nous n’en sommes qu’à la moitié. Merci pour vos nombreux messages et c’est à nous maintenant de vous souhaiter un tres joyeux Noel. Un vélo à réaction comme cadeau de Noel, c’est une superbe idée ! Fichtre, on n’y avait pas pensé, ça sera plus pratique dans le désert !

Pour nous, Noel ne se passera pas loin de Jérusalem. A Bethleem plus exactement, lieu qui selon la Bible vit naitre Jesus. Ca devrait dire quelque chose à pas mal d’entre vous Bethleem : la crêche, la mangeoire et l’étoile du berger… Eh bien nous, on sera sur les lieux. Si c’est pas un beau cadeau de Noel ca ?

 Alors pour ne pas que vous soyez completement perdus sur notre parcours, voila un petit résumé des routes que nous avons parcourues.

On vous avait quitté dans le Nord du Liban, ou plus exactement dans la ville de Byblos. Apres avoir visité les ruines de cette ville agée de plus de 8000 ans (une des plus vieilles villes du monde), nous sommes descendus en longeant la cote libanaise vers Beyrouth. Beyrouth, c’est la capitale de ce petit pays qu’est le Liban. Il y a quelques annees, le Liban etait en guerre civile. La guerre civile, c’est quand des gens d’une même patrie se combattent entre eux. En l’occurence, le conflit au Liban a principalement impliqué deux communautes : les chrétiens et les musulmans. Cette guerre a duré 15 ans et la ville de Beyrouth fut le théatre de très violants affrontements. Comme Berlin en Allemagne, la ville fut separée en deux avec d’un côte le quartier chrétien et de l’autre, le quartier musulman. Pendant 15 ans, les habitants de Beyrouth ont du vivre avec la peur des bombardements venant de part et d’autres de cette ligne de démarquation.

Nous avons donc visité Beyrouth pendant deux jours. Aujourd’ hui, tout a presque été reconstruit mais quelques batiments criblés de balles portent encore les traces du conflit. C’est très impressionnant.

Ensuite, nous avons quitté Beyrouth pour retourner dans la montagne. Le Liban est un petit pays mais dedans, il ya beaucoup de choses à voir. La montagne plonge directement dans la mer, c’est magnifique. Nous sommes donc remontés dans la montagne pour voir des ruines romaines et les vestiges d’une cité arabe. Comme vous pouvez le constater, partout autour de la Méditerranee, on peut voir des ruines de l’empire romain. Ils étaient fous ces romains !

Nous venons de quitter le Liban pour rejoindre la capitale de la Syrie, Damas.

Pour le coup, vous qui nous reprochiez d’aller trop vite, en ce moment, on se traine comme des escrgots. On enchaine les étapes de 60 km, ce n’est même pas la moitié de ce que l’on faisait en Turquie.

Demain, nous allons donc visiter le souk de Damas. On va essayer de négogier un peu les prix histoire de ramener un maximum de cadeaux de Noel.

Voila pour le programme. Ca doit bientot être les vacances de votre côte. On vous souhaite à tous de bonne fêtes. Reposez vous bien et à la prochaine.

PS: Un salut spécial aux enfants de la MJC  d’Evry qui ont pu voir nos têtes en direct sur le net !

Bonjour a tous,

 

Le Krak des Chevaliers
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Nous sommes désormais dans le nord de ce tout petit pays qu’est le Liban, dans la ville de Tripoli. Hier, nous avons visite le Krak des Chevaliers. C’est un gigantesque chateau fort, tout blanc, perché au sommet d’une montagne d’où on peut surveiller toute la région. Ce chateau a été construit par les croisés au Moyen-Age et personne n’a jamais reussi à le prendre. Pourtant, à la fin, le sultan d’Egypte a tout de même réussi a s’en emparer. Mais il a eu du mal. 

Lorsque le sultan est arrivé devant le chateau, il avait près de 5000 hommes. A l’intérieur, il y avait 300 chevaliers, bien à l’abri derrière leur mur. Pour les chasser, le sultan a construit un abri juste sous le mur et il a essayé de faire un trou dans la muraille. Il a mis un mois, et à la fin le mur est tombé. Mais au Krak des Chevaliers, il y a deux enceintes ! Et le sultan n’arrivait pas à percer la deuxième muraille. Alors, il a employé la ruse. Comme les murs étaient solides et que les chevaliers se battaient trop bien pour qu’il puisse attaquer directement le chateau, le sultan a fabriqué une fausse lettre, qu’il a envoyée aux assiégés. Dans cette lettre, il était écrit que le chef des chevaliers ordonnait  à ses soldats de rendre la forteresse à l’ennemi et de rentrer en France. Alors, les chevaliers ont arreté de résister et sont sortis du chateau. Le sultan les a laissé passer jusqu’a la côte méditerraneenne, où ils ont pris la bateau. Et il a pris possession de la plus formidable forteresse du monde sans avoir reussi à la prendre par la force. 

 

 

Au revoir la Turquie, bonjour la Syrie

Bonjour bonjour

Comment ça va en France ? 

Nous avons eu pas mal de questions ces derniers temps sur les photos. Une d’entre elles vous a vraisemblablement beaucoup marquée : celle de la nourriture dans les WC… Alors on vous doit une petite explication car il ne faudrait pas que vous imaginiez que nous apprécions particulierement la cuisine dans les toilettes turques. C’est est le collège de Villebon qui nous a posé cette question.

 Voila donc l’explication.

Apres une journée entière de pluie, nous étions trempés jusqu’aux os. C’etait en Anatolie, au milieu de la Turquie, un endroit où il fait très froid et très humide. Faire du vélo dans ces conditions est parfois pénible, mais ne vous en faites pas, le moral est toujours là.  Parce que nous étions trempés on voulait  faire sécher nos affaires dans un endroit sec. İl faisait nuit, le pneu de la remorque de Bruno était crevé et nous étions au milieu d’une ville. Difficile dans ces conditions de trouver un endroit pour camper.

Du coup, en passant dans la rue, on a sonné a une caserne militaire pour qu’ils nous prêtent un endroit. Vous auriez vu le sergent qui nous a ouvert la porte, il avait tout du militaire autoritaire que l’on peut voir dans les films. Autoritaire, mais très gentil, comme tous les Turcs d’ailleurs. Il a essayé de nous trouver un endroit gratuit dans la ville mais malheureusement, il n’y avait pas de place.

Un militaire, quand il doit remplir une mission, il le fait jusqu’au bout. C’est ce qu’il y a de bien dans l’armée. Alors, pour trouver une solution, il a absolument voulu nous loger dans un hôtel pas cher. 

Comme nous n’avons pas d’argent de prévu pour les hôtels, il a négocié les tarifs avec le patron et on a eu une chambre minuscule pour 10 €. Pas moyen de reculer, on était presque oblige d’aller dans cet hôtel, mais finalement, vu le froid dehors et la pluie qui tombait sans discontinuer, on s’est dit que c’était une bonne solution. Pour économiser, on a fait notre nourriture nous mêmes. Mais  l’hôtel était tellement petit que finalement, le seul endroit où on a pu allumer notre rechaud lance-flamme sans trop de risque, c’etait les WC. Il n’aurait tout de même pas fallu qu’on laisse un mauvais souvenir aux Turcs en brulant l’unique hôtel du village dans lequel on était. Voila donc pourquoi on s’est retrouvés assıs dans les toilettes à deguster une soupe… Rassurez-vous, nous avions bien lavé l’endroit avant.
Le diner, c’est sacré !

Petit point sur le parcours.

Nous sommes actuellement dans le Sud de la Turquie pres d’une grosse ville qui s’appelle Antakya. Si vous ne voyez pas sur la carte, cette ville est très au Sud de la Turquie, pas très loin d’un gros port qui s’appelle Iskenderum. Demain, nous passerons la frontiere pour découvrir la Syrie.

On a vraiment aimé notre passage en Turquie. C’est un pays fascinant. Dans le centre, là où nous avons diné dans les WC, il fait froid, le relief est tout plat et il y a des champs partout. C’est là aussi que nous avons visisté un super endroit: la Cappadoce. Regardez les photos, ça vaut le coup d’oeil. Avant l’Anatolie, il y a eu Istanbul. C’est pour le moment la ville qui nous a le plus fascinés. Beaucoup de superbes monuments, des mosquées, un grand bazard, un fleuve mythique qui s’appelle le Bosphore et surtout, une incroyable animation dans les rues. 

Apres avoir traversé le centre de la Turquie à grande vitesse, nous avons atteint le Sud du pays. Ici, il fait beaucoup plus chaud. C’est le climat Méditerranéen. Il y a des oliviers et des orangers partout. C’est superbe et nous avons fait un campement dans une vielle bergerie abandonnée. 

Pour résumer, les turcs sont des gens formidables. Ils nous ont toujours bien accueillis, souvent ils nous ont offert du thé, du pain, des fruits ou simplement des sourires quand nous étions sur la route. Chez eux, l’hospitalité, ce n’est pas un vain mot. 

Enfin, petit clin d’oeil à votre attention, ici, tous les collégiens portent un uniforme. On en a photographıé quelques uns. 

Il est maintenant l’heure pour nous de reprendre la route. La Syrie nous attend. A bientôt. 

PS: Pour ceux qui font des exposés sur les pays traversees, je pense particulièrement au college de Villebon. Si vous avez besoin de détails terrain sur un des pays, n’hésıtez pas à nous envoyer un mail. On essaiera de vous répondre au plus vite. En revanche… évitez le langage SMS. On n’arrive pas à lıre… 

 

Ecoliers Turcs
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Un petit résumé pour que vous soyez un peu moins perdus

Salut à vous tous 

Un petit mot pour vo us dire où on en est. On progresse vite, peut être un peu vite pour vous. Alors je vais vous faire un petit résumé pour que vous puissiez faire le trajet sur votre carte. Il y quelques jours nous étions à Istanbul. Nous y avons passé 5 jours chez des amis d’amis qui nous ont ouvert leur porte. Pendant ces 5 jours, nous avons visité cette ville qui est incroyable. Si vous regardez les photos, vous pourrez constater que cette cité est très belle. Construite à cheval sur deux continents, Istanbul est un carrefour entre l’Asie, l’Orient et l’Europe. C’est une ville pleine d’influence. On appelle ça une ville cosmopolite. 

Après ces 5 jours de pause, on a repris nos vélos pour rentrer dans le centre de la Turquie. Comme en France, la capitale de cet immense pays se trouve à peu prés au centre. Cette capitale s’appelle Ankara. Après trois grosses étapes pendant lesquelles nous avons beaucoup pédalé nous avons atteint cette grosse ville. Encore une fois, il a été très difficile et très pénible d’accéder au centre ville. La circulation est dense et il n’y a pas de piste cyclable. Après 3 nuits dehors avec des températures proche de 0°C, nous avons été accueillis par Gwenael, un français vivant à Ankara.

Gwenael est ingénieur et il a un travail incroyable. Son boulot est de chasser le vent. Il cherche les endroits les plus ventés  en Turquie, il fait une liste et ensuite, quand il a choisi le meilleur emplacement, son entreprise installe des éoliennes. Les éoliennes, c’est comme un immense ventilateur ou mieux, une maxi dynamo. Ca sert à faire de l’électricité grâce à la force du vent. C’est une super solution car c’est très écologique et dans un pays immense comme la Turquie où beaucoup d’endroits sont désertiques, ça ne gêne personne d’avoir des immenses champs de ventilateurs. En France, tout ça est un peu plus compliqué. Les gens ne veulent pas avoir un grand pylône en face de chez eux. On les comprend un peu quand même… 

On a donc suivi Gwenael dans son travail à Ankara. Ensuite, mardi dernier, on a repris nos vélos pour descendre plus dans le Sud de la Turquie.  On a traversé une région plate mais très froide et très humide. Nous sommes dans un coin qui s’appelle la Cappadoce. C’est très joli ici mais avant d’y arriver, on a beaucoup lutté. Pendant deux jours, on n’a eu que de la pluie alors, pour se réchauffer, on a fait beaucoup de km. 155 km mardi et 162 km mercredi. On n’est pas loin de notre record de 163 km.

On a eu des problèmes avec les vélos. 4 crevaisons dans la même journée et sous la pluie en plus.  Ici, il fait très froid mais on fait de belles rencontres. Mardi dernier, sur la route, on a croisé un australien. Il était comme nous : en vélo. Sauf que lui, il n’en avait rien à faire de la pluie. Il était en chemise, complètement trempé et ça faisait 11 mois qu’il voyageait. 11 mois, vous vous rendez compte. Il nous a expliqué tout son voyage. C’était une superbe rencontre et ça nous a donné beaucoup d’énergie pour continuer.  On a hâte d’arriver dans notre prochain pays. Ca sera la Syrie. En Turquie, on mange super bien. Regardez un peu ça. C’est un plat typique. Et ben ce n’est pas cher et c’est super bon. Du coup, on mange souvent ce genre de plats. Alors, à vue de nez, quels sont les ingrédients ?? 

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Résumé du trajet depuis Istanbul : 

Istanbul – Izmit – Doganli – Gerede – Ankara 

Puis

Ankara – Aksaray – Nevcehir 

Et surtout, continuez à nous envoyer des messages de soutien. Un grand salut de notre part à vous tous.

clermontvercingetorix1web.jpg   Nos cousins des Gaulois

     

 Salut salut, voilà une petite anecdote pour ceux qui ont encore le courage de lire…

 Il n’y a pas eu des Gaulois qu’en Gaule. Il y en avait aussi en Grande-Bretagne, en Italie du nord, dans le sud de l’Allemagne et jusqu’en Autriche. Ces Gaulois étaient des guerriers redoutables et souvent, les jeunes guerriers partaient en expédition dans des pays lointains à la recherche de richesses et de pays à conquérir. Certains, partis du sud de la France, sont allés jusqu’en Grèce où ils ont pillé Delphes, et ont continué pour s’installer en Turquie, où nous sommes. C’est à cause de ces Gaulois là que tout le monde croit que les Gaulois avaient peur que le ciel leur tombe sur la tête. 

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      En effet, lorsque les Romains ont commencé à envahir la région, ils ont essayé de savoir si ces Gaulois seraient des alliés ou des ennemis. Un consul romain a invité les chefs gaulois à manger et leur a demandé : « qui craignez-vous le plus ? » Il espérait qu’ils répondraient : »nous craignons Rome ». Mais au lieu de ça, les chefs gaulois ont éclaté de rire et ont répondu : »nous ne craignons qu’une seule chose, c’est que le ciel nous tombe sur la tête. » Ils savaient bien que le ciel était bien accroché et qu’ils ne risquaient rien. En fait, ils se moquaient des Romains et voulaient simplement dire qu’ils n’avaient peur…de rien.

     Du coup, les Romains les ont laissé tranquille et ont même embauché des cavaliers gaulois pour attaquer le roi du Pont et la Cappadoce.  

 

Lettre aux collégiens 

Salut à tous, vous les collégiens grands ou moins grands qui nous suivez depuis le début.

Pour commencer, nous souhaitions vraiment vous remercier pour tous vos nombreux messages de soutiens. Encore une fois, il ne nous est pas possible de vous répondre individuellement. Entre les 5h30 de vélo pas jour, le campement, les courses, la rédaction du blog et les visites, il ne nous reste plus beaucoup de temps. En revanche, nous lisons avec attention tous vos messages et vraiment ça fait plaisir.

Pour le moment, nous sommes à Istanbul, grande ville Turque construite sur deux continents : l’Asie et l’Europe. Nous restons 5 jours ici pour nous reposer, parler avec notre famille sur Internet, nous laver, laver nos affaires et surtout… visiter cette superbe ville.

On mange bien, rassurez vous. On mange même beaucoup. Le soir, c’est des pâtes agrémentées de pleins de sauces et à midi, on mange local depuis que c’est pas cher. En Turquie, on se goinfre donc de kebab, de patisseries au miel, de galettes de pain et d’autres choses bien diététiques dans le genre. Heureusement, nous mangeons aussi des fruits, car il y a plein de magasins de primeurs partout.

Vous qui êtes toujours inquiets pour notre propreté sachez qu’on se lave presque tous les jours. On peut être aventurier en étant propre, c’est pas impossible ! Il faut juste aimer l’eau froide… Pour être propre, on essaye toujours de trouver un tuyau d’arrosage, une fontaine ou un robinet pour se faire une petite toilette. Forcément, c’est pas toujours agréable, l’eau est souvent glaciale et il faut souvent se doucher dans la rue mais c’est l’aventure et c’est très marrant. Ca fait apprécier les douches chaudes, on vous assure ! Ensuite, on essaye de trouver au plus vite un endroit pour dormir. Comme on n’aime pas vraiment dormir sous la tente, parce que c’est petit, qu’il faut la monter puis la démonter puis l’aérer puis… bref, notre grand jeu c’est de trouver des habitations abandonnées, des maisons en constructions, des petites granges et d’autres abris dans le genre pour passer la nuit. Encore un fois, c’est pas toujours le grand confort, c’est souvent très sale mais ça fait des supers souvenirs. Les dernières nuits par exemple nous avons dormi :

  • dans un kiosque devant une église

  • dans un grand immeuble en construction avec vue sur mer

  • dans une ferme turque abandonnée dégoutante qu’on a du nettoyer avec des balais qu’on a bricolé nous même avec de grandes herbes

  • dans une station service abandonnée…

     

    Alors forcément, c’est pas le grand confort, on n’a pas la télé, ni Internet et les soirées sont parfois longues. On fait notre nourriture sur un réchaud, on lit à la bougie, on écrit le blog, on fait un point sur le parcours et on se couche presque en même temps que les poules… vers 22h00. Tous les matins on se lève à 6h pour profiter un maximum du soleil qui se couche très tôt. On part donc vers 7h 30, on pédale très fort jusqu’à 12h30 et ensuite on fait une grosse pause pour manger et découvrir le coin où on est. En moyenne, on fait 100 à 120 km par jour.

Vous êtes peut être un peu perdus sur notre parcours. C’est normal, on va vite mais en même temps, on ne peut pas ralentir. Sinon, nous devrions prendre 2 ans pour faire ce périple et tout de même, on n’a pas deux ans devant nous ! Il faut quand même qu’on trouve un travail ensuite, et puis vous savez, on aime la route, on aime le voyage, cette vie de changement et de vagabondage mais quand on est loin, on se rend compte à quel point nos familles et nos proches nous manquent. On est donc pressé de les revoir. Alors si vous êtes perdus, rassurez vous, on va essayer d’être plus clair.

Pour la suite du programme, nous allons partir d’Istanbul mardi en direction d’Ankara la capitale de la Turquie. Ensuite, nous allons gravir les montagnes du centre de ce grand pays pour aller en Cappadoce. Il va faire froid et ce sera surement la partie la plus dur du parcours. On pensera fort à vous au chaud dans vos salles de classe. Dans 3 semaines, on va quitter la Turquie pour rentrer en Syrie, un autre pays très intriguant et plein d’Histoire. A Noël nous serons à Jérusalem.

D’ici là, on va avoir pas mal de choses à vous raconter. La route va être encore belle et riche d’enseignements. On apprend beaucoup sur nous même pendant ce voyage, vivre une expérience forte, monter son projet, accomplir son rêve nous rend plus fort, plus confiant et peut être un peu moins sur de nos certitudes…  Alors courage les jeunes, il faut rêver en grand, soyez enthousiastes, beaucoup de choses sont possibles, il faut juste y croire et bien sur : s’en donner les moyens.

A bientôt à vous tous pour de nouvelles aventures.

JB et Bruno

 

PS1: à propos des vidéos.

Il nous est impossible de mettre des vidéos en ligne car nous n’avons pas de caméscope. Les vidéos que l’ont fait avec nos appareils photos sont trop lourdes pour être téléchargées rapidement sur Youtube. Désolés, on aurait bien aimé nous aussi vous gratifier de petits montages marrants.

PS2: Serait-il possible d’éviter de  mettre des commentaires idiots sur le site, merci les gars… 

     

 

 

 

 

istbulw1.gif   Maman les p’tits bateaux qui vont sur l’eau ont-ils des jambes ?

 

Mais oui mon gros bêta, s’ils n’en avaient pas ils ne march’raient pas !

Eh oui, parfois les bateaux marchent. C’a notamment été le cas des galères turques du sultan ottoman qui a pris la ville en 1453. La capitale de l’empire romain est entourée par trois cotés par de l’eau : un côté par la mer de Marmara, un côté par le détroit du Bosphore, et un côté par une petite baie qui s’appelle la Corne d’Or. Le quatrième côté est défendu par une immense muraille.

Pour prendre la ville, les Turcs pouvaient soit arriver par bateau, soit attaquer la muraille. Par bateau, ce n’est pas très pratique et ils n’en avaient pas beaucoup. Ils ont donc essayé d’attaquer la muraille. Ils étaient 80 000 Turcs contre 20 000 Byzantins seulement. Pourtant ils n’ont pas réussi à prendre les murs. Alors, le sultan a pensé qu’il pourrait, avec une dizaine de bateaux seulement, faire une sorte de pont à travers la Corne d’Or, qui n’est pas très large. Seulement, il ne pouvait pas faire entrer ses galères dans ce bras de mer car l’empereur byzantin avait barré le passage avec une énorme chaine, des bouts de bois, des bateaux coulés…impossible. 

Qu’à fait le sultan ? Il a ordonné à ses soldats et à ses capitaines de sortir les bateaux de l’eau à 5 km de la ville. Et de les faire roules sur des rondins, sur une route en terre, jusqu’à la Corne d’Or, pour les remettre dans l’eau en contournant la chaine. En Une nuit, les capitaines et leurs hommes ont transporté les bateaux et le lendemain, les Turcs ont attaqué à la fois contre la muraille, par la terre, et à travers un pont de bateau tout neuf, à travers la Corne d’Or. Ils ont pris la ville dans la soirée.

 

dsc04961.jpg   La ville aux trois noms

 

 Nous vous parlons depuis quelques temps de l’empire byzantin…et nous vous expliquons que sa capitale est Constantinople et que nous y arrivons bientôt…et en fait nous sommes maintenant à Istanbul. Nous sommes nous perdus ? Non ! On ne se perd jamais ! Alors, que s’est-il passé ?

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143 réponses à “Le coin des écoliers”

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  1. 12 09 2008
    Amaro ophelie (13:33:08) :

    bien se passer bon courage merci encore je vous soutien encore !!!! ophelie du college jules vernes

  2. 12 09 2008
    gaudichau christophe (13:35:14) :

    BONJOUR BONKOURAGE BRUNO ET JEAN- BATSTISTE POUR LE TOUR DE LA Méditerrannée merci de votre visite ABIENTOT CHRISTOPHE DU Collège Villebon

  3. 12 09 2008
    woldt (13:40:52) :

    Bonjour je m’appelle Mélanie merci d’avoir prit le temps de passer . Les cours de géographie seront plus cool grâce a vous et plus intéressants car on pourra voir des pays qu’on ne connait pas. Je vous soutiens. Merci encor et bon courage.
    mélanie

  4. 12 09 2008
    niokane (13:41:25) :

    salut c’est abda je suis dans le college de jules verne merci pour votre visite de hier signe abda

  5. 12 09 2008
    gaelle guillaume (13:45:30) :

    kikou Bruno et JB !!!!!!!!!!!!!
    je m apelle gaelle je sui o college jules verne a villebon je sui tres contente de vou suivre sur intenet et je vou soutien a mord j espere ke vou aller bien tenir le coup pendant 6 mois !!!!!!!!!!merci d’être passé nous voir et osi on vou remercie pour l arcticle ke vou avé fait sur nous !!!!!!!!!bsx !!!
    ps: penser a prendre une ptite douche lol !!!!!!!!!!!!

  6. 12 09 2008
    Bougreau et lorgeoux (13:48:22) :

    Bonjour, nous sommes au collège Jules Verne nous vous souhaitons bonne chance pour le tour de la Méditerranée en vélo.

    Jennifer
    et
    sophie

  7. 12 09 2008
    mamadou (13:49:10) :

    bonjour je m’appelle Mamadou je viens du colege Jule Verne et je vous souhaite bonne chance et bon voyage. Pourquoi vous prenez pas un rasoir pour votre barbe ?

    Mamadou

  8. 12 09 2008
    Abdel kader (13:49:27) :

    Bonjour bruno et J.b nous sommes ravi de partager se projet, merci pour tous

    Moncef Abdel-kader 4ème, un élève du collège Jules Verne.

  9. 12 09 2008
    lucas (16:59:02) :

    Yo ! bon courage à vous . fait attention a vous et merci d’aitre passer a notre collége de champs ceuille (petit couin pomer u_u) aller bye

  10. 12 09 2008
    charlene leslie (17:49:46) :

    les éleve du collège Jules Verne vous souhaitent bonne chance

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