Les Extras

Les lois Aubry

Pour améliorer le sort de millions de travailleurs, forcés par la destiné à accomplir jour après jour une tâche ingrate, mal payés, mal logés, en butte sans cesse aux tracas d’une vie quotidienne sans relief, un ministre bien intentionné a décidé de reprendre le processus d’accourcissement du temps de travail. Grâce à Martine Aubry, enfin, les travailleurs français ne triment plus que 35 heures par semaine.
Bien.
Mais alors ?
Et nos RTT alors ?
Levés à 5h45, sur le pont dès 7h15, au plus tard 7h30, dehors toute la journée, qu’il vente ou qu’il pleuve, nourris au lance-pierre, à force de biscuits, de pâtes et de pain principalement, privés de vie de famille et de toute vie sociale normale, soumis à une pression psychologique intenable de la part de nos lecteurs, ne sommes nous pas des forçats ? Et il y en a qui appellent ça des vacances ! Non, que diable, non, nous sommes stressés, pâles, hagards. Bientôt, sachez-le, la force de travail ne sera plus renouvelée de façon satisfaisante, et ça, relisez Marx, (pas Groucho, l’autre), c’est le début de la fin. Alors, oui, nous avons des exigences. 5h30 de vélo par jour, c’est trop. Nous voulons les 35 h ! Ou alors des RTT, une pause tous les trois jours. Ou une prime de pénibilité et une prime de risque. Parce que, vraiment, là, nous avons un travail pénible. Vous riez, madame la ministre ? Ah oui, vous êtes bien au chaud dans votre bureau. Mais dois-je vous rappeler vos propres engagements, au lendemain de votre prise de fonction ? « je serai une travailleuse comme les autres et tous les Français doivent savoir que je serai à l’écoute et prête, à tout instant, à aller sur le terrain pour défendre ceux qui en ont besoin ». Eh bien, voilà, madame la ministre, voilà ce qu’est le quotidien des forçats de la route, olive ou tournesol.

 

Cyniques Grecs…

Ici, les chiens sont méchants. Cyniques. Pourquoi ? En grec, le chien, c’est « cynos ». Et quelqu’un de cynique, c’est un disciple de Diogène le Cynique. Ce drôle d’individu vivait à Athènes au IIIème siècle avant Jésus-Christ, comme un chien. Il habitait dans un tonneau, ne s’émerveillait de rien, critiquait tout pour n’être jamais déçu et préférait vivre au jour le jour que se sortir de son tonneau. Lorsqu’Alexandre le Grand est venu le voir pour lui demander ce qu’il désirait, la seule chose que Diogène a bien voulu lui dire fut « ôte toi de mon soleil ». Et surtout, il proclamait : « comme les chiens, je caresse ceux qui me donnent, j’aboie contre ceux qui ne me donnent pas, et je mords ceux qui sont méchants ». Les chiens grecs d’aujourd’hui devraient réviser leurs classique : nous, on ne demande pas les caresses, mais ni nos mollets ni nos remorques ne méritent les coups de crocs qu’ils essaient de nous donner !

De l’art de cuisiner sur un lance flamme:

Un lance flamme chauffe plats
Album : Un lance flamme chauffe plats

8 images
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Ducasse n’a pas a faire le malin. Il ne saurait pas faire cuire des pâtes sur un lance-flamme. Quand aux GI, grands spécialistes de l’engin depuis 43, ils ne mangent pas de pâtes.

Nous commençons à nous y faire. Il faut tout d’abord le matériel : réchaud, tuyau de connexion, pompe, bouteille, réflecteur et briquet. Et il faut ensuite du courage, voire un brin de bravoure inconsciente, et beaucoup de technique. Tout est, d’après JB, dans l’inclinaison de la bouteille. Il a, dans ses nuits sans sommeil, pensé et repensé à la façon d’obtenir l’inclinaison parfaite, une inclinaison presque magique qui, à défaut de régénérer l’homme, révolutionnerait la cuisine au réchaud. Et il l’a trouvé. C’est une superbe inclinaison, point trop verticale, point trop horizontale, un miracle d’inclinaison. L’inclinaison parfaite.

Mais malgré cela nous avons parfois un peu chaud. Le Primus n’aime pas trop de sans plomb 95…Certaines personnes n’aiment pas les gens poilus ; nous sommes de leurs amis : tout a brûlé !

Celà dit, les ^spaghettis ou les nouilles sont cuites 20 minutes après l’arrivée au coin de camping.

De l’art d’uriner 

La liberté, un concept si fuyant et pourtant si facile à illustrer…

La réflexion du jour est le fruit d’un raisonnement collectif. Vous allez voir, attention accrochez vous !

Je ne sais pas si vous avez vu le film « Into the Wild », mais pour faire bref,  Alexander Supertramp, le héros du film, quitte tout :  ses parents, sa carrière,  il donne ses économies à une oeuvre caritative, le tout pour accomplir son rêve. Etre libre, seul au milieu de l’Alaska, loin d’une société de consommation dont bien des aspects le dégoutent. Bref, c’est le film culte chez les apprentis aventuriers. Même si je pense que se priver d’un bon steack et se peler dans un bus en mangeant des baies sauvages n’est pas la plus évidente des techniques pour comprendre que la liberté absolue  n’est pas automatiquement synonyme de bonheur et que le bonheur n’est entier que lorsqu’il est partagé,  je vous conseille néanmoins la bande son du film. Mais je m’égare, ceci n’est pas une rubrique critique des « Cahier du cinéma », ceci est un blog d’aventuriers; Vous savez, ces gens qui font des choses peu ordinaires, qui sentent bizarre, qui ont toujours l’oeil fixé sur l’horizon. Bref, ces gens qui prennent des risques dangereux qui font peur, des risques qui peuvent faire mal, et qui même, peuvent être risqué…

Donc, pour être libre, doit on quitter la société ? Voilà le thème de notre brève réflexion du jour.

C’est à notre pause de midi prise à 15h30 après 66 km dans les pattes dont 36 de montée que jaillit la lumière. Le cerveau en choux fleur et l’estomac rempli, on a bien cru qu’elle n’arriverait jamais cette satanée réfléxion. Placé au milieu de la route, fier comme Artaban, je déclare alors à Bruno que le privilège de l’homme libre, c’est de pouvoir aller aux toilettes au milieu d’une départementale… Bah oui, comment veux tu faire la même chose au milieu d’une autoroute, c’est bien trop risqué, tu peux pas t’arrêter dans le flux ?

La réponse intellectuelle de Bruno fuse:

- si l’autoroute représente ta vie sur des rails en société, alors, il faut fuir la société pour être libre. Réplique de JB en grande forme (et pourtant, on n’a pas mangé de poisson) :

- Ben non ! Tu peux très bien faire ça d’un pont qui passe par dessus l’autoroute !

- Ah oui mais non alors là, justement, ça corrobore parfaitement ce que je viens d’énoncer : Si tu reste sur l’autoroute, dans la société, tu es écrasé à la moindre esquisse d’originalité hygiénique. Le pont, là, justement, tu vois, c’est bien le symbole de l’homme supérieur qui parvient à s’extraire de la société PAR LE HAUT, et peux la contempler d’un oeil libre, tout comme celui suit son chemin en marge sur sa départementale pourrie qui monte et qui descend tout le temps avec vent de face.

Conclusion pour nos futurs bacheliers. Etre libre, c’est comme un type qui urine au milieu d’une départementale, la société lui propose une voie, aprés libre à lui de faire sa trace ou bon lui semble. Voie sinueuse ou autoroute, tel est le choix…

 

 

 

 La controverse de Marcilly,  de la Bonté ou du désintérêt de l’Homme envers ses semblables…

JB

Bruno

Postulat

Les gens sont gentils et de toute façon, c’est toujours amusant de parler, de préférence fort , longtemps et avec bonne humeur

Les gens sont méchants (ou en tout cas, ils n’ont aucune raison ni d’être gentils, ni de pouvoir m’aider malgré toute leur bonne volonté).

Observations empiriques

Les gens sont gentils, sauf les abrutis, les désagréables, les aigris et les snowboardeurs. Ce qui fait beaucoup de monde dans l’absolu, mais peu proportionnellement à la population mondiale.

Les gens sont gentils et ont parfois des réponses à nos problèmes, mais, vraiment, c’est parce qu’on a beaucoup de chance de tomber sur la bonne personne aussi souvent.

Déductions de l’expérience

Parlons avec les gens, ça fait toujours plaisir de savoir ce qu’ils font et peut être que ça pourra me servir.

Il ne faut pas déranger les gens, sauf situation critique, parce qu’a priori cela n’apportera rien à personne

Comportement habituel

Parle beaucoup, sourit à tout le monde, est très sociable, s’énerve quand les gens le déçoivent et est très débrouillard.

Ne parle que lorsqu’il a quelque chose qu’il pense être intéressant ou utile pour les autres à dire, est peu sociable, est un peu inadapté à la vie en société, ne s’énerve jamais puisque les problèmes sont la normalité

 

 

 

Les extras, c’est plein de petites vidéos, des clins d’oeil, des interviews marquantes glanées au fil de nos rencontres.Ci dessous, vous trouverez notre premiére vidéo Youtube ! Du grand art! Merci JB pour ce magnifique plan de départ. Un vrai Spielberg.

On remarquera la grande organisation de la chambre de JB. Un bazard sans nom à quelques heures du départ !

Image de prévisualisation YouTube

 

 

Un petit point sur les acteurs de l’Union pour la Méditerranée.

Une petite carte tirée du quotidien « La Croix » qui met bien en perspective les acteurs de la future Union pour la Méditerranée. Trés bien faite cette carte !

carteupm.jpg

 

 

Méditerranée : un « t », deux « r », un « n ». Simple précision technique… Ceci étant dit qu’y aura-t il sous ce beau titre : « regards méditerranéens » ?

Cet onglet consistera en une suite de courtes interviews marquantes glanées au fil de nos rencontres mais aussi de portfolio et d’images marquantes. A travers des thèmes variés et faciles à aborder tels que la famille, la communauté, la religion, les projets professionnels, les projets personnels… nous essaierons simplement de comprendre ce qui, chez ces hommes, porte du sens.

Mais en attendant d’être sur les routes,

faisons un point sur le projet d’Union Méditerranée.

On parle d’union méditerranéenne ? Nous allons dévider tout autour de cette mer un fil de près de 15 000 km qui la symbolisera. Mais à propos, c’est quoi l’Union Med ?

 

Le projet européen en faveur des pays de la rive Sud de la Méditerranée n’est pas tout neuf. Il est né en 1995 lors du sommet de Barcelone. Ces derniers temps, la France sous l’impulsion de son président, a fortement relancé et médiatisé ce processus en panne depuis un moment.

Plus de 10 ans après le Sommet de Barcelone qui fixa les contours d’une coopération renforcée avec les pays de la rive Sud, les relations euro-méditerranéennes semblaient être au point mort, les déclarations d’intention ayant laissé place à un déficit de coopération entre les rives Nord et Sud. Les attentats du 11 septembre, l’échec des accords d’Oslo entre Israéliens et Palestiniens ainsi que l’élargissement de l’Union européenne à l’Est ont modifié le cours des relations euro-méditerranéennes.

Pour enrayer cette tendance l’Europe devait s’engager plus activement dans la coopération qu’elle a mise en place avec les pays de la rive Sud. C’est de ce constat qu’est né le projet d’Union pour la Méditerranée.

Initialement appelé Union Méditerranée, ce projet d’abord limité aux pays riverains, fut très critiqué par l’Europe et par l’Allemagne en particulier. Un désaccord dans le couple franco allemand moteur de l’Europe n’étant dans l’intérêt de personne, la France modifia profondément son texte pour le rendre plus euro-compatible. Passant d’un projet d’Union Méditerranée à un projet d’ Union pour la Méditerranée, ce texte a t-il été vidé de sa substance ?

Adoptée par le Conseil européen du 13 mars 2008, l’Union pour la Méditerranée, union de projets plus que projet d’union, possède des contours toujours difficiles à cerner. Elle soulève toujours de vifsdébats. Le 13 juillet 2008 seront réunis à Paris les chefs d’Etat des pays méditerranéens dans le cadre du sommet Euro-méditerranée. Les grandes lignes du texte et son contenu devraient alors être précisés.

Relance du processus de Barcelone ou véritable projet d’Union, quoiqu’il en soit, pour nous mais aussi pour les classes qui nous suivent, il s’agit d’une belle aventure en perspective !

Globalement, l’Union pour la Méditerranée se fonde sur la méthode des pères fondateurs de l’Europe :

1) Favoriser des actions concrètes et des projets communs 2) avec le temps, la multiplication des échanges économiques devraient renforcer la coopération 3) l’UM pourrait alors se doter d’institutions propres et éventuellement d’institutions communes avec l’UE… Beau programme !

Bonus 1 : une citation de Fernand Braudel !

« Dans son paysage physique comme dans son paysage humain, la Méditerranée carrefour, la Méditerranée hétéroclite se présente dans nos souvenirs comme une image cohérente, comme un système où tout se mélange et se recompose en une unité originale. Cette unité évidente, cet être profond, comment l’expliquer… l’explication, ce n’est pas seulement la nature qui à cet effet a beaucoup oeuvré, ce n’est pas seulement l’homme qui a tout lié ensemble obstinément; ce sont à la fois les grâces de la nature ou ses malédictions les unes et les autres nombreuses et les efforts multiples des hommes, hier comme aujourd’hui. « 

Bonus 2 : un peu de géopolitique historique !

Parce qu’il est amusant de voir à quel point l’Europe que l’on connait a évoluée au cours de l’histoire, voici quelques cartes tirées de l’excellent site: www.euratlas.net. (Clic sur la vignette pour agrandir)

Europe & Méditerranée : an 800

carteeuropean800.jpg

Europe & Méditerranée: an 1400

carteeuropean1400.jpg

Europe & Méditerranée: an 1800

carteeurope1800.jpg

Europe & Méditerranée: an 2000

carteeuropean2000.jpg

 

 

 

82 réponses à “Les Extras”

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  1. 7 03 2009
    mimik91750 (10:22:37) :

    bonjour sa yest vous ete rentrée chez vous sa fai combien de km déja,20000?
    c beaucoup
    en tou cas merci pour tt ave vo photo vou nou avez fai voyagé
    bon a+++
    Collège Olympe de Gouges

  2. 30 01 2017
    Anonyme (19:11:45) :

    sa vas bon voyage

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